La CEDEAO va activer sa “force en attente” avec le déploiement de 2 000 soldats

Paul Danongbe
3 min
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Réunis pendant trois jours à Freetown, en Sierra Leone, les chefs d’état-major des pays membres de la CEDEAO, ont précisé les contours d’une future « force en attente » destinée à lutter contre le terrorisme et l’insécurité dans la sous-région. Un contingent initial de 2 000 soldats appelés à être mobilisés rapidement en cas de besoin sera déployé.

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La CEDEAO veut activer sa force en attente dans les États membres

Un contingent de 2 000 hommes, désormais prêt à être activé dans l’espace CEDEAO. C’est l’essentiel à retenir des grandes résolutions adoptées vendredi par les Chefs d’état-major des 12 pays membres de l’organisation sous-régionale ouest africaine. Selon les décisions arrêtées le 27 février, cette force conjointe sera composée, dans un premier temps, d’environ 2 000 militaires. Chaque État membre conservera ses troupes sur son territoire national, mais celles-ci pourront être déployées dans le cadre d’opérations communes sous coordination régionale. Le Nigeria figure parmi les principaux contributeurs attendus.

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Un dépôt logistique commun sera installé à Freetown, capitale de la Sierra Leone. Le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, assure actuellement la présidence en exercice de l’organisation régionale, ce qui renforce le rôle stratégique de son pays dans la mise en place du dispositif.

La question du financement a occupé une place centrale dans les discussions. Les chefs d’état-major ont exprimé leur volonté de privilégier un financement interne des opérations. « Il n’est pas normal que, pour assurer notre sécurité, l’argent vienne totalement d’Europe », a déclaré l’un des participants cités par RFI.

Des opérations déjà prévues en 2026 pour faire reculer la menace terroriste dans la région

La création de cette force intervient dans un contexte d’inquiétude croissante face à l’expansion des groupes jihadistes vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Longtemps concentrées au Sahel, ces menaces sécuritaires tendent à se déplacer, mettant sous pression plusieurs États membres.

Des experts estiment qu’une coopération militaire renforcée entre les pays de la CEDEAO est indispensable pour contenir la progression des groupes armés. Certains plaident également pour une coordination plus fluide entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des États du Sahel, malgré les divergences politiques actuelles.

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Avant de quitter Freetown, les chefs militaires se sont fixé un objectif ambitieux : lancer dès cette année les premières opérations conjointes de la force en attente. L’ambition affichée est claire. C’est renforcer notamment la lutte contre le terrorisme, contenir l’insécurité et contribuer à la préservation de la démocratie dans l’espace ouest africain.

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