Interrogé sur la situation des exilés et détenus politiques dans un entretien sur Jeune Afrique, Romuald Wadagni a choisi une posture prudente.
Bénin : Romuald Wadagni esquive la question des détenus et exilés politiques en pleine campagne
Romuald Wadagni prudent sur la situation des détenus et exilés politiques. Questionné notamment sur les cas de Reckya Madougou, Joël Aïvo, Olivier Boko ou encore Oswald Homéky, ainsi que sur des figures en exil comme Sébastien Ajavon et Léhady Soglo, le candidat soutenu par la majorité présidentielle a décliné toute réponse détaillée.
« Ce sont des questions polémiques que je ne souhaite pas aborder dans le cadre d’une campagne électorale », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à Jeune Afrique. Le ministre d’État et candidat à la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin a indiqué vouloir recentrer les échanges sur son projet de société. Sans éluder totalement la question, Romuald Wadagni a toutefois reconnu l’importance du sujet. « Le sujet que vous évoquez existe, je ne l’ignore pas. Mais il sera traité en temps voulu, avec responsabilité », a-t-il assuré.
Dans l’entretien de Jeune Afrique, le dauphin de Patrice Talon a préféré s’intéresser aux problèmes de chacune des catégories des Béninoises et Béninois. « Lorsqu’on n’a pas de projet de société, on fait campagne sur des polémiques. Pour ma part, je préfère présenter clairement mes propositions pour chacune des catégories de mes concitoyens », a martelé Romuald Wadagni. Ainsi donc, le candidat n’a pas précisé s’il envisage, en cas de victoire, des mesures telles que des grâces présidentielles ou une amnistie.
Avec son challenger Paul Hounkpè — chacun de son côté — le candidat de la majorité présidentielle est en campagne électorale pendant deux semaines depuis vendredi 27 mars. Dans les communes de Kandi, Banikoara, Ségbana, Parakou, Bembéréké et Nikki, six communes qu’il a déjà parcourues dans l’Alibori et le Borgou, il a présenté les grandes lignes de son projet de société intitulé « Plus loin, Ensemble ».
