Le débat autour d’un éventuel troisième mandat du président Patrice Talon refait surface. Face aux spéculations relancées par l’ancien ministre Candide Azannaï, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a une nouvelle fois écarté cette hypothèse et réaffirmé que le chef de l’État quittera le pouvoir en 2026 comme il l’a promis.
Dans un récent entretien accordé à Jeune Afrique, le président Béninois Patrice Talon a réaffirmé sa volonté de ne pas briguer un nouveau mandat en 2026. Cependant, cette déclaration a été mise en doute par Candide Azannaï, ancien ministre et président du parti Restaurer l’Espoir, qui estime que le chef de l’État pourrait revenir sur sa parole. Pour lui, les engagements du président ne seraient qu’une « rhétorique », faisant référence à sa déclaration passée, selon laquelle, il voulait instaurer un mandat unique comme « exigence morale ».
Les propos de Candide Azannaï ont suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. C’est dans ce contexte qu’un auditeur de la radio SAZUE FM a interrogé Wilfried Léandre Houngbédji sur ces prises de position lors d’une émission spéciale ce jeudi 3 avril.
Une réponse ferme du gouvernement
Le porte-parole du gouvernement a d’abord tenu à rappeler que Candide Azannaï, bien que critique, n’avait pas violé la loi en exprimant son opinion. « Ce n’est pas parce qu’il doute du départ du président qu’il trouble l’ordre public. Il n’a insulté personne et n’a pas diffamé. C’est son opinion, qui n’engage que lui », a-t-il déclaré.
Toutefois, Wilfried Léandre Houngbédji a une nouvelle fois balayé toute idée d’une prolongation du mandat présidentiel. Il a insisté sur le fait que le chef de l’État respecterait son engagement et que la preuve en serait donnée lorsque la liste des candidats à la présidentielle de 2026 sera publiée. « À ce moment-là, on verra bien que le nom du président ne figurera pas parmi les candidats », a-t-il martelé.
Pour dissiper définitivement les doutes, le porte-parole du gouvernement a donné rendez-vous aux sceptiques au jour de la passation de pouvoir, en mai 2026. « Ce jour-là, chacun pourra tirer ses conclusions en voyant Patrice Talon céder officiellement sa place à son successeur », a-t-il conclu.