À Abuja, le Parlement de la CEDEAO ouvre la première session extraordinaire de l’année 2026 autour de la ZLECAF

Paul Danongbe
5 min
Hadja Mémounatou Ibrahima ouvre lundi 23 février 2026, la 1ère session extraordinaire du parlement de la CEDEAO au titre de l'année 2026. @Africaho

Au Nigeria, les députés du parlement de la CEDEAO ont procédé ce lundi 23 février 2026, à l’ouverture conjointe d’un séminaire parlementaire et la première session extraordinaire de l’année 2026 à Abuja. Les travaux qui vont durer six (06) jours porteront sur les opportunités et défis pour le développement du commerce intracommunautaire dans l’espace CEDEAO.

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Nigeria : ouverture de la 1ère session extraordinaire 2026 du parlement de la CEDEAO

Abuja accueille la première session extraordinaire du parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest au titre de l’année 2026. Venus des 12 Etats restés membres après le départ du Mali, le Burkina Faso et le Niger, les députés réfléchissent depuis la matinée de ce lundi, sur le thème : « Approfondir l’intégration régionale par le biais de la zone de Libre-échange continentale africaine  (ZLECAF) : Opportunités et défis pour le développement du commerce intracommunautaire dans l’espace de la CEDEAO ».

Présidente de l’organe depuis le 24 mai 2024, c’est Mémounatou Ibrahima, députée à l’Assemblée nationale du Togo qui a ouvert les travaux par un discours qui a présenté non seulement les grands enjeux de la première session extraordinaire, mais aussi les objectifs  du séminaire parlementaire. Dans son discours d’ouverture, la présidente du parlement de la CEDEAO a d’abord évoqué l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine qui est désormais actée dans l’espace économique de l’institution sous-régionale, rapporte Paul Danongbe, l’envoyé spécial de Africaho à Abuja.

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« Le commerce intrarégional représente moins de 10 % de nos échanges. Notre tissu industriel est peu développé : nous exportons essentiellement des matières premières tels que le cacao, le coton, l’huile de palme, le bois, etc. sans transformation locale significative, une situation qui perdure depuis les indépendances », a-t-elle reconnu. Dans ce qu’on pourrait considérer comme diagnostic du libre-échange dans cet l’espace CEDEAO, Mémounatou Ibrahima estime que les pays de la sous région ouest africaine occupent principalement les maillons à faible valeur ajoutée.

La ZLECAf est une opportunité historique de faire de notre région une puissance économique intégrée, prospère et résiliente.

Hadja Mémounatou Ibrahima

La ZLECAF, principal enjeu de la session extraordinaire

Face à ce tableau, la cheffe du parlement de la CEDEAO relève qu’il est important pour les 12 pays de la CEDEAO unissent leurs efforts autour de la ZLECAf. Car, ajoute-elle, ce projet de libre-échange est « une opportunité historique de faire de notre région une puissance économique intégrée, prospère et résiliente ».

Si la région dispose d’atouts majeurs, notamment une population jeune et dynamique, un tarif extérieur commun et des instruments comme le système panafricain de paiement et de règlement, plusieurs défis persistent. Le commerce intrarégional demeure inférieur à 10 % des échanges et les économies restent dominées par l’exportation de matières premières peu transformées, a par ailleurs renseigné Mémounatou Ibrahima dans son discours.

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Face à ces enjeux, les parlementaires sont appelés à harmoniser les cadres juridiques, lever les barrières non tarifaires et promouvoir une intégration économique inclusive. La session doit également adopter le Plan de travail annuel 2026 du Parlement, qui orientera les activités législatives, les missions de contrôle et les actions de sensibilisation citoyenne.

Au-delà des questions économiques, la présidente du Parlement a insisté sur trois priorités majeures pour l’année 2026 : la consolidation de la démocratie et de l’État de droit, la préservation de la paix et de la sécurité dans l’espace communautaire, ainsi que la promotion du leadership féminin.

Inutile de préciser que cette première session du parlement de la CEDEAO au titre de l’année 2026 va se poursuivre jusqu’au 1er mars.

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