Accidents de route au Bénin : Jacques Ayadji exige une prise de responsabilité pour sauver des vies

Touré Soulémane
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Jaques Ayadji, ministre Conseiller des infrastructures et du cadre de vie

Le ministre conseiller aux infrastructures, à la gouvernance locale et au cadre de vie, Jacques Ayadji a rencontré mardi 25 février 2025, les acteurs du secteur du transport routier au Bénin. L’objectif était d’analyser les causes des nombreux accidents sur les routes béninoises et de définir des stratégies pour améliorer la sécurité. Des mesures ont été annoncées pour renforcer la professionnalisation du secteur et mieux contrôler les véhicules en circulation.

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Jacques Ayadji tape le poing sur la table. Lors d’une rencontre tenue mardi avec les responsables du secteur du transport routier, en présence de Alain Orounla, Préfet de l’Atlantique, de Brice Kokou Allowanou, nouveau DG de la Police Républicaine et d’autres acteurs clés, le ministre conseiller aux infrastructures, à la gouvernance locale et au cadre de vie a mis en garde des comportements inappropriés des usagers sur les routes.

En effet, il s’agissait de faire un diagnostic des causes des accidents fréquents sur les routes béninoises. D’abord, cette rencontre intervient à environ une semaine après le décès tragique du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Yves Chabi Kouaro et son garde du Corps, Sabi Christian Kawepo, des suites d’un accident de circulation à l’entrée de Parakou, au Nord du Bénin.

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Les facteurs responsables des tragédies récurrentes

Ensuite, les échanges ont permis de relever plusieurs facteurs responsables des tragédies récurrentes. Le ministre Ayadji a souligné que la vétusté du matériel roulant, l’ignorance du Code de la route, l’excès de vitesse, ainsi que la non-professionnalisation des conducteurs figurent parmi les causes majeures. « À la fin de cette réunion, que chacun se lève d’ici en disant qu’est-ce qu’il fait de mal et qu’il s’engage à corriger. Le reste, on pourra le régler », a-t-il affirmé.

Ainsi, les autorités ont également évoqué la nécessité de renforcer les contrôles routiers et de sensibiliser davantage les conducteurs, notamment sur la non-application des règles de sécurité et les pratiques douteuses concernant les visites techniques. « Je vais faire un compte rendu fidèle au Gouvernement sur la professionnalisation du secteur, la vétusté du matériel roulant et les autres préoccupations », a ajouté le ministre conseiller Jaques Ayadji.

Intensifier des contrôles pour assainir le secteur

Par ailleurs, le Directeur Général du CNSR, en collaboration avec la Police Républicaine, a promis une intensification des contrôles pour assainir le secteur et lutter contre la circulation de véhicules défectueux. De plus, des efforts seront déployés pour améliorer les conditions de travail des moniteurs et animateurs dans le secteur.

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Enfin, la rencontre a débouché sur un engagement collectif pour améliorer la sécurité routière au Bénin, avec des actions concrètes à venir. Une descente sur le parc de chargement de Jonquet a également permis de sensibiliser les conducteurs sur les bonnes pratiques. « La Police Républicaine entend jouer pleinement sa partition en matière de police routière », a conclu Brice Kokou Allowanou, Directeur Général de la Police Républicaine, soulignant l’importance de la collaboration pour un secteur du transport plus sûr.

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Soulémane Touré, journaliste écrivain béninois, diplômé en Sciences de l’Information et de la Communication de l’Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo depuis 2018. Fort d’une solide expérience acquise auprès de médias locaux et internationaux, il s’est imposé comme un professionnel polyvalent, alliant rigueur, curiosité et engagement. Généraliste dans l’âme, il excelle particulièrement dans les domaines politique, sportif, environnemental et sanitaire. Aujourd’hui collaborateur du média en ligne Africaho, il continue de faire valoir sa plume affûtée et son sens de l’analyse, au service d’une information fiable, pertinente et accessible.
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