Affaire Alassane Tigri : le parti LD fait des demandes à l’Etat, la justice et aux Béninois

Africaho
3 min
Alassane Tigri, vice-président du parti Les Démocrates

Les responsables du parti Les Démocrates ont condamné l’arrestation du vice-président Alassane Tigri, poursuivi par l’Etat béninois pour des faits qualifiés de complot contre la sureté de l’Etat. Par un communiqué en date du 31 décembre, le parti s’est adressé à l’Etat, à la justice et aux citoyens.

Ad imageAd image

Coup d’Etat déjoué au Bénin : Le parti Les Démocrates réagit à l’arrestation d’Alassane Tigri

Réaction du parti Les Démocrates sur l’arrestation de l’ancien ministre Alassane Tigri. Trois jours après l’interpellation du frère ainé de Pascal Tigri, cité comme leader des mutins qui ont tenté vainement de prendre le pouvoir d’Etat à Patrice Talon, les responsables de la principale force d’opposition sont revenus sur les faits relatant ainsi, les circonstances dans lesquelles, le vice-président du parti a été appréhendé.

« Le mercredi 28 janvier 2026, aux environs de 17 heures, notre camarade Alassani TIGRI, Vice-président du Parti Les Démocrates, venait de regagner son domicile après avoir reçu des soins dans un centre de santé de Cotonou, lorsqu’un important dispositif policier s’est introduit de manière brutale à son domicile. Il a été interpellé manu militari, devant sa famille profondément choquée par les circonstances de cette intervention », renseigne dans un premier temps, le communiqué consulté par Africaho.

Lire aussi :  Arriérés de salaires dans les musées publics au Bénin : l’État décide de solder les dus

Les responsables du parti font cas de « prétendues convocations adressées à notre camarade et restées sans suite » et se montrent catégoriques sur leur inexistence. « Il ressort qu’aucune convocation ne lui a jamais été régulièrement notifiée, ni à son domicile ni ailleurs », précise le communiqué. Les Démocrates rappellent également, leur ligne politique qui « qui rejette toute prise du pouvoir par la force ».

En ce qui concerne les liens de parenté entre les deux Tigri — Alassane et Pascal — le parti fait plutôt une clarification : « nul ne peut être présumé coupable du seul fait d’un lien de filiation, de parenté ou de proximité, ceux-ci ne pouvant en aucun cas constituer un gage de culpabilité ». 

L’Etat, la justice et les Béninois interpellés

Rappelant que « la responsabilité pénale est individuelle », le parti d’opposition s’adressé aux Béninois, à l’État et à la justice. En effet, les camarades du mis en cause appellent notamment à « une justice impartiale, indépendante et respectueuse des droits de la défense, conformément aux principes constitutionnels et aux engagements internationaux de notre pays ».

Lire aussi :  Communales 2026 : les nouveaux conseillers communaux du département de l'Atacora

Par ailleurs, le parti de Boni Yayi « exhorte l’ensemble de ses militants et sympathisants au calme, à la retenue et à la sérénité, tout en demeurant vigilants et mobilisés, dans l’espoir que ce dossier judiciaire aboutisse à la relaxe pure et simple de notre camarade Alassani Tigri».

Partager cet articles
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *