Cinq douaniers, dont le chef de la brigade et son adjoint, ont comparu lundi 24 février 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), dans une affaire de fraude douanière au poste de Hillacondji. Ils sont accusés d’abus de fonctions après un dédouanement mal effectué d’un camion transportant des tissus.
Les cinq douaniers, placés sous enquête dans le cadre d’une fraude présumée au poste de Hillacondji, ont été entendus par la CRIET. Parmi eux, deux, dont le chef de la brigade, ont été selon Banouto, placés sous mandat de dépôt. En effet, ils sont accusés de n’avoir pas correctement contrôlé un camion transportant environ 630 balles de tissus, dont seules 49 ont été déclarées lors du passage à la douane.
D’abord, le chef de la brigade a défendu sa position en affirmant qu’il n’avait pas signé la main levée permettant la libération des marchandises, une tâche qui aurait été accomplie par son adjoint, en charge lors du passage du camion le 17 décembre 2024. Ensuite, il a précisé qu’il avait mis en place un système de contrôle avec son secrétaire pour suivre les déclarations en son absence.
La réaction tardive du chef de brigade au message de son secrétaire
Cependant, chef de la brigade n’a pas réagi à temps au message de son secrétaire concernant cette déclaration, permettant ainsi la sortie des marchandises avec une déclaration erronée. Pourtant, les enquêtes ont révélé des échanges entre le chef de la brigade et la propriétaire des marchandises incriminées, ce qui a éveillé des soupçons. Ce dernier a justifié ce contact par son désir de comprendre les irrégularités qui lui étaient reprochées. Ainsi, le chef de brigade adjoint a quant à lui reconnu avoir signé la déclaration, mais a expliqué, avoir été trompé par des documents falsifiés fournis par la propriétaire.
Par ailleurs, les autres prévenus, dont le secrétaire du poste, ont expliqué leur rôle dans la procédure, mais aucun n’a été directement incriminé pour des faits graves. La responsabilité du chef de la brigade reste au cœur des débats, notamment concernant son manque de supervision.
Après les débats, la Cour a renvoyé le dossier au 17 mars 2025 pour la réquisition du ministère public et les plaidoiries des avocats. L’affaire continue d’attirer l’attention sur les pratiques douanières au poste de Hillacondji, à la frontière bénino-togolaise.