La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis, le 17 mars 2026, cinq ans de prison ferme et une lourde amende contre une femme poursuivie pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre la sûreté de l’État.
CRIET : 5 ans de prison requis contre une Béninoise pour apologie de coup d’Etat
Une Béninoise comparaît devant la CRIET pour des faits liés à une publication jugée sensible sur les réseaux sociaux. Selon Bip radio, il lui est reproché d’avoir diffusé, le 7 décembre 2025, jour d’une tentative de coup d’État déjouée, un message dans un groupe WhatsApp indiquant : « Si ce n’est pas un matin, ce serait un soir ».
Selon le ministère public, ce propos constitue une incitation à la rébellion ainsi qu’une apologie de crimes contre la sûreté de l’État. Interpellée puis poursuivie en justice, la prévenue a d’abord affirmé avoir repris ce message d’une autre source. Toutefois, les investigations ont conclu qu’elle en serait l’auteure.
Lors de l’audience, le parquet a demandé à la Cour de la déclarer coupable des faits qui lui sont reprochés et a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de cinq millions de francs CFA. Le verdict de la CRIET est attendu pour le 14 avril 2026.
Dans le dossier de la mutinerie du 7 décembre 2025, plusieurs personnalités ont été incarcérées dont l’ancien député Soumaila Boké Sounon, l’ancien ministre Alassane Tigri et Candide Azannai, farouche opposant au régime de Patrice Talon.
