Arrestation de Nicolas Maduro : les Chefs d’Etat de l’AES font deux exigences à l’ONU

Paul Danongbe
4 min
Les Chefs d'Etat de l'AES

Les Chefs d’Etats de la Confédération des États du Sahel (AES) ont vivement réagi à l’annonce d’une opération militaire menée par les États-Unis d’Amérique sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela, ayant abouti à l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse.

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Attaque des États-Unis au Venezuela : l’AES condamne fermement

La “capture” du président vénézuélien Nicolas Maduro orchestrée par les Etats-Unis n’est pas du goût des Chefs d’Etats de l’AES. Dans un communiqué officiel daté du 8 janvier 2026, signé par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel, l’organisation régionale dit avoir suivi « avec une vive préoccupation » les informations relatives à cette intervention armée.

« La Confédération des États du Sahel rappelle que l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État est une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain et constitue un acte d’agression », martèle l’organisation dans son communiqué consulté par Africaho.

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L’AES rappelle que l’emploi de la force contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État est formellement proscrit par la Charte des Nations Unies. Elle condamne ainsi avec fermeté ce qu’elle qualifie d’« acte grave et contraire aux principes fondamentaux du droit international ».

Le Conseil de sécurité des Nations Unies interpellé

Face à cette situation, la Confédération des États du Sahel interpelle directement le Conseil de sécurité des Nations Unies, en tant qu’organe principal chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Elle l’exhorte à condamner clairement l’action militaire américaine et à œuvrer pour le rétablissement de la légalité internationale, estimant que l’intervention unilatérale d’un membre permanent du Conseil fragilise davantage l’ordre mondial.

Sans pour autant affecter directement cette responsabilité à l’ONU, Ibrahim Traoré et ses pairs ont particulièrement mis l’accent sur leur attachement au multilatéralisme, au respect scrupuleux du droit international et aux principes de la Charte des Nations Unies. Car, selon eux, ces deux valeurs constituent les fondements indispensables à la sécurité collective et à la paix internationale. Le peuple vénézuélien a par ailleurs été évoqué dans le communiqué de l’AES. L’organisation estime en effet que la souveraineté des compatriotes de Nicolas Maduro aurait été « bafouée » par cet acte.

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Nicolas Maduro est accusé de narcotrafic par les Etats-Unis qui annoncent de dures poursuites contre lui et son épouse. Justice Pamela Bondi, ministre américaine de la justice a d’ailleurs expliqué que le président vénézuélien et son épouse « feraient bientôt face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains ».

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