Au Mali, le carburant est désormais disponible mais en quantité limitée

Narcisse Aberekere
3 min
Crise de caburant au Mali

Au Mali, la crise du carburant connaît une accalmie après les pénuries d’octobre et novembre 2025. Selon RFI, le renforcement des escortes militaires a permis de sécuriser une partie des convois. L’approvisionnement s’est alors stabilisé, sans toutefois couvrir les besoins, notamment en régions.

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Approvisionnement en carburant : la reprise reste partielle au Mali

L’embargo sur les importations de carburant imposé début septembre 2025 par les jihadistes du Jnim a profondément affecté l’approvisionnement du Mali. Plusieurs mois plus tard, la situation a évolué. Les importantes pénuries observées en octobre et novembre ne dépassent plus, mais les volumes disponibles restent limités.

En effet, à Bamako, certaines stations-service sont toujours fermées. Les files d’attente ont diminué et l’essence reste accessible, au prix de délais variables. Fin décembre, plusieurs centaines de camions-citernes ont rejoint la capitale. Un nouveau convoi, sous escorte militaire, est arrivé le 5 janvier 2026, rapporte RFI.

 Dans le même temps, les coupures d’électricité se sont accentuées dans la capitale. Selon les informations rapportées par rfi, la majorité des quartiers ne disposent que de 4 à 6 heures de courant par jour, à l’exception de quelques zones mieux desservies. En région, les difficultés persistent. À Sikasso, l’essence est disponible de façon irrégulière, tandis que le gasoil manque. À Mopti, toutes les stations-service sont fermées. L’approvisionnement se fait exclusivement sur le marché parallèle, à des prix nettement supérieurs au tarif officiel. Le dernier convoi de carburant y est arrivé le 11 décembre. À Koutiala, les stations sont également à sec.

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Toujours selon RFI, le renforcement des escortes militaires, avec l’appui aérien de l’Africa Corps russe, a permis de réduire le nombre et l’ampleur des attaques contre les convois de carburant, même si celles-ci n’ont pas cessé. Sur le plan sécuritaire, les attaques du Jnim se poursuivent. Début janvier, plusieurs actions ont visé des positions militaires dans les régions de Ségou et autour de Bamako. Des sites miniers ont également été ciblés, notamment à Morila et à Kalana, où des travailleurs chinois ont été enlevés fin décembre et du matériel détruit, selon la même source.

Par ailleurs, l’armée malienne n’a pas confirmé ces attaques. Elle indique toutefois avoir libéré un otage près de Nioro du Sahel et interpellé deux suspects en possession d’explosifs près de Sikasso. Pour rappel, la gravité de la pénurie avait conduit à la suspension des cours sur l’ensemble du territoire du 27 octobre au 9 novembre 2025, le manque de carburant rendant les déplacements impossibles pour élèves et enseignants.

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