Bénin : Basile Ahossi certain du départ de Talon en 2026, mais inquiet pour sa succession

Septus Djamagbo
3 Min Read
Basile Ahossi, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin. @Médias locaux

Le débat sur une possible candidature de Patrice Talon en 2026 continue d’alimenter les discussions politiques au Bénin. Alors que des doutes persistent, l’honorable Basile Comlan Ahossi, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et membre du parti Les Démocrates, s’est montré optimiste quant au respect de la parole donnée par le chef de l’État. Invité ce dimanche sur la radio Mono la Voix de Lokossa, l’élu de la 17ᵉ circonscription électorale a exprimé sa conviction que Patrice Talon quittera effectivement le pouvoir en avril 2026, tout en soulignant son inquiétude quant à la gestion de sa succession.

Ad imageAd image

Depuis plusieurs mois, la question de l’alternance en 2026 revient avec insistance dans l’opinion publique béninoise. Si certains nourrissent encore des incertitudes, l’honorable Basile Ahossi, lui, se dit de plus en plus persuadé que Patrice Talon respectera son engagement de ne pas briguer un autre mandat.

« Je ne vais pas parler au nom des Démocrates. Moi, j’ai l’impression que le président Talon va partir en 2026. J’ai cette impression-là. Peut-être que je suis naïf ou que je me trompe, mais de plus en plus, j’ai l’impression qu’il va partir », a-t-il confié lors de l’émission « En Toute Vérité ».

Pour le député, certains signaux envoyés par le chef de l’État ces derniers mois renforcent cette conviction. Il estime que la dynamique actuelle du pouvoir montre une préparation à l’après-Talon, bien que celle-ci semble semée d’embûches.

Lire aussi :  Formation des enseignants et construction des lycées techniques : le gouvernement fait le point

Une succession sous contrôle ?

Si l’opposant croit en une alternance en 2026, il reste néanmoins prudent sur les intentions réelles du président béninois. À ses yeux, Patrice Talon chercherait à garder une influence déterminante sur la suite du processus électoral.

« Il cherche à surveiller les élections. Il cherche à contrôler son après. Je sens ça aussi », a-t-il souligné.

Cette volonté de maîtriser la transition serait, selon lui, une conséquence logique de la gouvernance actuelle, qui n’aurait pas suffisamment préparé le terrain pour une succession fluide.

« C’est légitime si la gouvernance, pendant tout ce temps, avait préparé le lit à la chose. Aujourd’hui, je sens que c’est compliqué parce qu’autant que les mouvances sont, ils ont leur idée sur la chose, mais gare à celui qui va en parler. Si on avait préparé la succession correctement, on ne serait pas là aujourd’hui », a-t-il déclaré.

TAGGED:
Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *