Bénin : deux ans de prison requis contre un gardien accusé d’avoir filmé et diffusé sa voisine nue

Narcisse Aberekere
3 min
Justice

Au Bénin, le procès d’un gardien poursuivi à la CRIET pour avoir filmé puis diffusé des images intimes de sa voisine a connu un nouveau développement. La jeune femme a retiré sa plainte en évoquant l’état mental du prévenu. Le ministère public, lui, a maintenu l’action et demandé une peine de prison.

Ad imageAd image

Diffusion d’images intimes : 24 mois de prison requis contre un gardien à la CRIET

Le retrait de plainte n’a pas arrêté les poursuites contre un gardien.  À la barre, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme le 3 mars 2026 , la plaignante, une coiffeuse de 21 ans, a annoncé qu’elle retirait sa plainte contre le gardien poursuivi dans une affaire de diffusion d’images intimes.

Pour expliquer sa décision selon Libre Express, la jeune femme a évoqué l’état de santé du prévenu. Elle a produit un certificat médical indiquant que ce dernier souffrirait d’une déficience mentale. Ce retrait ne met toutefois pas fin aux poursuites. Le ministère public a décidé de maintenir l’action engagée. Le parquet a requis une peine de 24 mois de prison dont 12 mois ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA. Il a aussi demandé à la cour de prendre acte du fait que la victime ne se constitue plus partie civile.

Lire aussi :  Bénin : l'ABSSA ordonne le retrait immédiat du lait Nursie

Interrogé par les juges, le gardien a reconnu qu’il lui arrivait de souffrir de troubles assimilés à la démence. Il a indiqué suivre un traitement au Centre psychiatrique de Jacquot où il se rend régulièrement pour des soins.

Les faits

Les faits remontent à plusieurs mois déjà. Selon les éléments évoqués au procès, le gardien aurait escaladé le mur séparant les deux habitations afin de filmer la jeune femme au moment où elle sortait de la douche. Soupçonnant une présence derrière le mur, la victime avait alerté son frère. Celui-ci s’était rendu sur place et avait interpellé le voisin. Sur le moment, le gardien avait expliqué qu’il nettoyait simplement le mur.

L’affaire refait surface quelques mois plus tard lorsque la jeune femme apprend que des images d’elle, presque nue, circulent dans des groupes WhatsApp et auprès de certaines de ses connaissances. Elle établit alors un lien avec l’incident survenu auparavant.

 Interpellé par la suite, le mis en cause reconnaît avoir filmé la scène. Il affirme cependant avoir publié les images « par erreur » sur son statut WhatsApp. Lors d’une audience précédente, il avait présenté ses excuses devant la cour.

Lire aussi :  Terrorisme : l'armée béninoise neutralise 17 assaillants dans le parc Pendjari

Faut-il le rappeler, au début de la procédure, la plaignante réclamait 20 millions de francs CFA pour réparer le préjudice subi. Son retrait modifie aujourd’hui la configuration du dossier, même si l’action publique se poursuit. Le verdict est attendu le 21 avril 2026.

Tags :
Partager cet articles
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *