Avec un taux de réalisation de 102,8 % de ses objectifs et une hausse de 14,91 % des recettes par rapport à l’année précédente, l’administration douanière béninoise a enregistré une année 2024 exceptionnelle. Lors d’une réunion de commandement tenue mardi 18 mars 2025 à Cotonou, les responsables de la Douane ont dressé le bilan et défini les priorités pour 2025.
L’année 2024 a été marquée par une forte mobilisation des recettes publiques au Bénin. Lors d’une réunion tenue mardi 18 mars, l’administration douanière a fait un bilan des performances et des défis à relever. La Douane a dépassé ses prévisions grâce à une augmentation des revenus issus des produits pétroliers, des véhicules, du soja et des fruits oléagineux.
Toutefois, certains secteurs comme les volailles, les huiles végétales et les noix de cajou ont connu un recul. Ces performances sont le résultat d’initiatives stratégiques telles que la digitalisation des procédures, le renforcement de la lutte contre la fraude et une meilleure gestion des produits stratégiques. Le dynamisme du Comité de recouvrement a également été un levier essentiel.
Des défis à relever malgré les prouesses
Malgré ces avancées, l’administration douanière fait face à plusieurs obstacles. Les perturbations techniques du Guichet unique du commerce extérieur (Guce), les problèmes de connectivité internet et les faiblesses des infrastructures routières restent des défis majeurs. Selon Le Matinal, pour 2025, les prévisions tablent sur une collecte de 772,2 milliards de francs CFA.
La Douane prévoit d’intensifier ses efforts en optimisant la gestion de la dette douanière et en renforçant le contrôle de la valeur des marchandises. Lors de la réunion, la directrice générale des Douanes, Hassan Adidjatou Zanouvi, a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique en mettant l’accent sur la lutte contre la fraude.
Elle a également rappelé l’importance de la probité et de l’intégrité des agents douaniers pour atteindre les nouveaux objectifs. Avec ces ambitions, l’administration douanière entend poursuivre sa modernisation et renforcer son rôle clé dans l’économie béninoise.
Wahoo! Reste à savoir si toute la recette est reversée à l’Etat.