Bénin : le parti GSR de Antoine Vissetogbé quitte le cadre de concertation des forces politiques de l’opposition

Narcisse Aberekere
4 min
Antoine Guédou Vissétogbé, président du parti Grande Solidarité Républicaine et Yayi Boni, président du parti chef de file de l'opposition Les Démocrates

Le parti Grande Solidarité Républicaine de Antoine Guédou Vissétogbé (GSR la main dans la main) n’est plus membre du cadre de concertation de l’opposition dont le principal parti est dirigé par l’ancien président Boni Yayi. Cette annonce a été faite à travers un communiqué en date du 21 février 2026.

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Fin de collaboration entre le GSR et le cadre de l’opposition

Le parti Grande Solidarité Républicaine quitte le cadre de concertation de l’opposition. Réuni à Za-Kpota, le Comité permanent du bureau politique du parti Grande Solidarité Républicaine annonce son retrait du cadre de concertation des forces politiques de l’opposition. La décision a été prise le samedi 21 février 2026, à l’issue d’une séance consacrée au bilan de sa participation à l’opposition depuis 2020.

En effet, dans le communiqué rendu public à la fin des travaux, le parti dirigé par Antoine Guédou Vissetogbé dresse un tableau peu reluisant de cette collaboration. Il évoque « l’absence quasi totale de réunion stratégique », mais aussi « l’absence de point financier de l’aide des partenaires à cet important regroupement ». Le GSR dénonce également « l’absence de représentants des autres partis de l’opposition dans toutes les commissions de dépouillement des candidatures et de positionnement à toutes les élections ».

 Autre grief soulevé, « la violation permanente des textes régissant les organes du Front pour la Restauration de la Démocratie ou du Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition par le parti Les Démocrates censé être le chef de file de l’opposition ». Le parti parle même de « comble » en évoquant « le refus du parti chef de file de l’opposition de signer malgré la collaboration depuis 2020 un accord de législature avec le GSR à l’effet des élections générales de 2026 ».

Au-delà de ces points, le communiqué fait état de « guéguerres entre partis politiques savamment entretenues » qui auraient fini par paralyser le cadre de concertation. Malgré les efforts consentis pour maintenir la cohésion et multiplier les contacts en vue d’un rassemblement, le GSR estime que « l’avenir est resté sombre ».

Face à ce qu’il qualifie de « marché de dupe », le Comité permanent du Bureau politique a décidé de « retirer, pour compter de ce jour, samedi 21 février 2026, le GSR du Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition pour lui permettre de reprendre son destin politique en main ».

Pour autant, le parti affirme rester fidèle à ses engagements de départ. Il se dit attaché « aux principes qui ont fondé son entrée à l’opposition » et assure qu’il continuera à œuvrer pour « la défense de l’intérêt général, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la justice ».

Faut-il le rappeler, le creuset dénommé « Cadre de Concertation des Forces politiques de l’opposition » a été créé le dimanche 12 novembre 2024.  Il réunit plusieurs partis d’opposition du Bénin dont la Grande Solidarité Républicaine (GSR-la main dans la main), la Nouvelle Force Nationale (NFN), Les Démocrates (LD), le Mouvement Populaire de Libération (MPL) et le Mouvement « NOUS LE FERONS ».

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Il y a quelques mois plus tôt, le vendredi 5 septembre 2025 le Mouvement Populaire de Libération (MPL) avait aussi annoncé son retrait de ce cadre. Le parti dirigé par Expérience A. Tebe avait justifieé sa décision par « l’absence de cohésion » et la stérilité des efforts consentis face aux échéances électorales de 2026.

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