Au Bénin, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) a rendu publique une directive interne précisant les critères à remplir pour intégrer le cabinet d’un maire issu de ses rangs. Ce document, publié le 11 mars 2026, vise à mieux encadrer la formation des équipes municipales dans les communes dirigées par le parti.
Bénin : l’UP-R fixe les conditions d’accès aux cabinets des maires
Les Béninoises et Béninois désireux d’être membres du cabinet d’un maire issue de l’Union Progressiste le Renouveau savent désormais quels critères remplir pour être éligibles. Signée par son secrétaire général, Gérard Gbénonchi, une note consultée par Africaho met en avant trois exigences majeures : la compétence administrative, l’engagement politique et la représentativité.
L’objectif affiché est d’éviter des nominations fondées uniquement sur des relations personnelles, en privilégiant des profils disposant d’une expérience professionnelle solide et d’un parcours militant avéré.
Parmi les innovations introduites figure un mécanisme de validation interne. Les propositions de nomination faites par un maire doivent désormais être examinées par le bureau de la section locale du parti, élargi aux élus et anciens élus de la commune. En l’absence d’opposition formelle, la nomination peut être entérinée par arrêté municipal, avec obligation d’en informer les instances dirigeantes du parti.
La directive prévoit également une procédure en cas de contestation. Toute objection doit être formulée par écrit et motivée, avec un arbitrage assuré par la direction politique nationale afin de prévenir d’éventuels blocages dans la mise en place des équipes. Une exception est toutefois prévue : le choix du secrétaire particulier du maire échappe à ce processus de validation interne.
Au Bénin, les nouveaux maires du parti dirigé par Joseph Djogbénou avaient reçu mercredi 25 février, l’injonction de surseoir à toute nomination au sein de leur cabinet. Le parti avait évoqué entre autres, un souci de cohérence politique et l’harmonisation des pratiques administratives et le respect des orientations stratégiques du parti en matière de gouvernance locale. Ainsi donc, aucun des nouveaux maires désignés à l’issue des élections communales du 11 janvier n’a encore formé son cabinet. Avec cette nouvelle directive interne, Luc Gnacadja, Franck Kpassassi, Nathanaël Koty et leurs autres collègues du parti pourront faire des propositions qui pourront alors être amendées.
