Les nouveaux maires issus de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) sont appelés à suspendre toute nomination au sein des cabinets municipaux jusqu’à nouvel ordre. La décision a été prise mercredi 25 février dans une note circulaire signée de Gérard Gbénonchi, secrétaire général du parti.
Nouveaux maires UPR : aucune nomination jusqu’à nouvel ordre
Plus ou pas de nomination dans les cabinets des nouveaux maires de l’Union Progressiste le Renouveau ! Ainsi en décidé le parti dirigé par Joseph Djogbénou, qui dans une note circulaire en date du 25 février 2026, parvenue à Africaho, indique vouloir encadrer la formation des équipes communales dans un souci de cohérence politique et de bonne gouvernance locale, au lendemain de leur installation officielle.
En revanche, Franck Kpassassi, Nathanaël Koty, Luc Gnacadja, respectivement maire des communes d’Abomey, d’Abomey-Calavi, de Cotonou et leurs autres collègues sont invités à surseoir à toute nomination au sein de leurs cabinets municipaux, dans l’attente de directives harmonisées du parti. « Dans le souci d’assurer la cohérence politique, l’harmonisation des pratiques administratives et le respect des orientations stratégiques du parti en matière de gouvernance locale, il vous est demandé de surseoir à toute initiative relative à la nomination des membres de vos cabinets municipaux, jusqu’à nouvel ordre », lit-on dans la note.
Les nouveaux maires du parti, ajoute la note, recevront dans les plus brefs délais, des directives précises et harmonisées qui tiendront compte des exigences légales en vigueur ainsi que des équilibres politiques et territoriaux. Selon les précisions de Gérard Gbénonchi, signataire de la présente note, « cette mesure conservatoire vise à garantir une organisation efficace, coordonnée et conforme à la vision de gouvernance portée par l’Union Progressiste le Renouveau ».
Au Bénin, l’UP-R contrôle les mairies de plus de 40 communes sur les 77 que compte le pays à la suite des résultats issus des élections communales du 11 janvier 2026.

Très bonne initiative pour encadrer les nominations.
Une question cependant : les critères de compétence et de travail de terrain seront-ils réellement privilégiés, ou assistera-t-on encore à des choix basés sur les affinités ?
peut-on durablement construire un parti fort en décourageant ses meilleurs militants de terrain ? Dans certains arrondissement de Cotonou, l’exclusion de certains travailleurs peut ne pas être favorable pour l’ancrage du parti
Le favoritisme injuste c’est aussi de nommer au poste de chef d’arrondissement ceux qui n’ont pas pu gagner les élections dans leurs fiefs au détriment de ceux qui ont produit des résultats