Après sept années de fermeture, le corridor frontalier Tsamiya-Kamba reliant le Bénin au Niger via le Nigeria a rouvert le 9 février sur décision du président nigérian Bola Tinubu. Une bouffée d’oxygène pour les opérateurs économiques nigériens en difficultés suite aux tensions entre Cotonou et Niamey.
Réouverture du corridor Tsamiya-Kamba : reprise des échanges commerciaux entre le Niger, le Nigeria et le Bénin
Fermé depuis 2019 sous la présidence de Muhammadu Buhari pour lutter contre la contrebande et protéger l’agriculture nigériane, le corridor frontalier de Tsamiya-Kamba est de nouveau accessible. Près de 2 000 camions en provenance du port de Cotonou, immobilisés côté béninois, peuvent désormais acheminer leurs marchandises vers Niamey.
Pour le Niger, pays de l’hinterland et fortement dépendant des importations, cette réouverture constitue un véritable soulagement. En effet, le corridor représente l’option logistique la plus économique pour l’approvisionnement du marché nigérien, notamment en produits alimentaires et biens de consommation courante.
Yacouba Dan Maradi, président du syndicat des importateurs-exportateurs du Niger s’est réjouit de cette réouverture. Au micro de RFI, il assure que cette décision permettra de garantir une meilleure disponibilité des produits et d’en faciliter l’accès pour les consommateurs.
Les retombées économiques !
Par ailleurs, les retombées économiques dépassent les seules frontières nigériennes. Le Nigeria devrait percevoir d’importants frais de transit, tout en relançant ses exportations agricoles vers le Bénin. Quant au Bénin, il bénéficie d’un désengorgement logistique et d’un flux de marchandises plus régulier depuis le port de Cotonou.
Au-delà de la dimension commerciale, cette décision est un pas vers un assouplissement des tensions régionales et une relance de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest. Elle intervient dans un contexte marqué par des accusations répétées du général Tiani contre son homologue béninois, Patrice Talon.
