L’Assemblée Législative de Transition (ALT) du Burkina Faso a ratifié jeudi 27 mars 2025, le traité créant la Confédération des États du Sahel (CES).
Le Burkina Faso franchit désormais une étape décisive dans le processus d’intégration régionale dans le Sahel. Le pays dirigé pare le Capitaine Ibrahim Traoré a procédé jeudi à la ratification du traité qui institue la Confédération des Etats du Sahel. Faut-il le rappeler, un premier traité, signé le 6 juillet 2024, avait déjà été ratifié par le Mali et le Niger, conformément à leurs procédures internes. L’adoption par l’ALT, instance législative mise en place après le coup d’État militaire de janvier 2022, est la dernière étape nécessaire à la ratification du Burkina Faso.
Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a souligné que, bien qu’un référendum ait été initialement envisagé, le contexte national actuel a rendu cette option irréalisable. En conséquence, le gouvernement a procédé à une révision des normes permettant à l’ALT d’approuver directement le traité, ce qui a été fait avec un large soutien, obtenant 70 voix pour et une abstention.
Le traité entre désormais dans sa phase active, après le dépôt du dernier instrument de ratification, et la Confédération des États du Sahel pourra alors débuter sa mise en œuvre concrète.
Karamoko Jean-Marie Traoré
Créée pour renforcer la coopération entre les pays du Sahel, la CES se concentrera sur des domaines essentiels tels que la sécurité, le développement économique, et d’autres enjeux régionaux. Selon plusieurs leaders d’opinion burkinabè, l’adoption de ce traité représente un pas définitif vers l’intégration régionale et la consolidation des liens entre les États du Sahel. Dans cette dynamique, le Burkina Faso, le Niger et le Mali évoluent vers un ancrage certain de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).