Burkina Faso : Damiba accusé d’orchestrer un putsch contre le capitaine Traoré

Pédro Mensanh-Gbewa
2 min
Le capitaine Ibrahim Traoré et le Lieutenant-Colonel Paul Henri Damiba

Le gouvernement burkinabè a « déjoué une tentative de déstabilisation » le 3 janvier 2026. Exilé au Togo, l’ex-président de transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba est pointé du doigt, comme cerveau de l’opération. Selon Mahamadou Sana, ministre de la Sécurité, les assassinats ciblés, dont celui du capitaine Ibrahim Traoré, étaient planifiés.

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Burkina Faso : un coup d’État déjoué dans la nuit du 3 janvier

Dans une interview exclusive diffusée le mardi 6 janvier 2026 sur la télévision publique RTB, le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana a détaillé le scénario de l’opération.  « Les auteurs de cette tentative avaient prévu l’assassinat du capitaine Ibrahim Traoré et de plusieurs personnalités militaires et civiles, en commençant par la neutralisation du camarade et capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il déclaré.

« L’action de déstabilisation » du Burkina Faso impliquait d’abord une « série d’assassinats ciblés des autorités civiles et militaires en commençant par la neutralisation du camarade Ibrahim Traoré, Chef de l’État », précise le ministre. L’autre phase de l’opération devrait consister, selon la même source, à mettre hors service la base drone de l’armée burkinabè et à une intervention militaire terrestre par des « forces extérieures ».

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Plusieurs suspects, dont des militaires et des civils, ont été arrêtés. Une enquête est ouverte. Autre élément d’information diffusée sur la télévision nationale burkinabè, une vidéo d’aveux d’un opérateur économique présumé qui décrit, en langue locale, son rôle dans la mobilisation logistique.

Damiba présenté comme le cerveau présumé du Coup d’État

Le gouvernement désigne clairement Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo depuis le coup d’État du 30 septembre 2022 qui l’a renversé, comme le principal instigateur. « Il a eu pour mission clé de concevoir et planifier les actions, de rechercher et mobiliser les fonds, de recruter des populations civiles et militaires », a affirmé Mahamadou Sana. Aucun autre nom n’a été cité pour, dit-il, « ne pas compromettre la suite de l’enquête ».

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