Au Burkina Faso, les membres de la représentation nationale, réunis en session plénière vendredi 27 mars 2026, les députés ont adopté la Charte de la Révolution, un texte présenté comme le nouveau socle institutionnel.
Burkina Faso : la représentation nationale adopte la Charte de la Révolution
La Charte de la révolution désormais adoptée au Burkina Faso. Réunis en session plénière, les membres de la représentation nationale, présents vendredi ont adopté à l’unanimité le projet de loi qui vient redéfinir les bases de l’organisation de l’État dans un contexte marqué par la volonté des autorités de rompre avec les anciens modèles de gouvernance. Elle remplace ainsi les dispositions antérieures encadrant la transition et consacre officiellement une nouvelle orientation politique qualifiée de « révolutionnaire ».
Parmi les principales innovations, le texte prévoit une reconfiguration des institutions. L’Assemblée législative de transition change notamment de dénomination pour devenir l’Assemblée législative du peuple, traduisant une volonté affichée de rapprocher davantage les organes de décision des citoyens. D’autres ajustements concernent également l’architecture gouvernementale et le fonctionnement des institutions.
La Charte met en avant des principes tels que le patriotisme, la souveraineté nationale et l’engagement populaire, érigés en fondements de la gouvernance. Elle consacre par ailleurs une redéfinition du rôle des acteurs politiques, avec une place réduite accordée aux partis dans le dispositif institutionnel.
Autre point notable, le texte ouvre la possibilité au président de la transition de se présenter aux prochaines échéances électorales, une disposition qui pourrait influencer la configuration politique à venir.
Pour les autorités, l’adoption de cette Charte vise à adapter le cadre institutionnel aux réalités actuelles du pays et à consolider les acquis de la transition. Elle marque également la volonté d’inscrire durablement l’action publique dans une logique de souveraineté et de refondation.
Au pouvoir depuis le 30 septembre 2022, Ibrahim Traoré a engagé le Burkina Faso dans une révolution généralisée dans presque tous les secteurs relatifs à la vie en communauté dans le pays. La charte de la révolution vient ainsi confirmer la nouvelle trajectoire que le pouvoir militaire a tracée. Le texte ainsi adoptée passera par le filtre du contrôle de constitutionnalité afin d’être promulgué par le Chef de l’État.
