Le président burkinabè Ibrahim Traoré et son gouvernement ont procédé jeudi, à la dissolution des partis et formations politiques, avec proposition d’un projet de loi visant à abroger les textes encadrant leur statut, leur financement ainsi que le rôle du chef de file de l’opposition. En conseil des ministres, ils ont également adopté le plan Relance 2026-2030.
Au Burkina Faso, Ibrahim Traoré engage le Plan RELANCE 2026-2030
Ibrahim Traoré donne un nouveau cadre politique et une nouvelle orientation économique au Burkina Faso. En conseil des ministres jeudi, le président burkinabè et son gouvernement ont pris une série de décisions dans ce sens. Parmi les mesures phares figure, la dissolution de toutes les formations politiques exerçant sur le territoire.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, consulté par Africaho, le ministre d’État Émile Zerbo a expliqué que cette option s’inscrit dans une dynamique de « refondation de l’État », fondée sur un diagnostic jugé sévère du système partisan. D’après ces explications, la prolifération des formations politiques et certaines pratiques observées dans leur fonctionnement auraient contribué à fragmenter la société et à fragiliser la cohésion nationale.
Le décret adopté prévoit la dissolution formelle des partis concernés ainsi que le transfert de leur patrimoine au Trésor public. Les projets de loi afférents seront transmis à l’Assemblée législative de transition dans les prochains jours, a assuré le ministre, afin d’enclencher le processus législatif.
Le Plan Relance 2026-2023 adopté en Conseil des ministres
Sur le volet économique, le Conseil des ministres a également validé l’adoption du Plan RELANCE 2026-2030, présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo. Ce document est désormais appelé à servir de nouveau cadre de référence pour la politique de développement du Burkina Faso sur les cinq prochaines années. Son coût global est estimé à 36 000 milliards de francs CFA, dont près des deux tiers devraient être mobilisés à partir de ressources souveraines.
Le Plan RELANCE s’articule autour de quatre piliers stratégiques : la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix ; la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ; le développement du capital humain ; enfin, la modernisation des infrastructures et la transformation structurelle de l’économie. À travers ces axes, le gouvernement affiche des objectifs chiffrés ambitieux, notamment la réduction du taux de pauvreté de 42 % à 35 %, l’augmentation de l’espérance de vie moyenne de 61 à 68 ans, ainsi que le triplement de la capacité de production énergétique nationale, de 685 MW à plus de 2 500 MW.
Dr Aboubakar Nacanabo a insisté sur la dimension collective du plan, appelant à l’engagement des communautés et à un suivi rigoureux fondé sur des évaluations annuelles, afin d’en mesurer l’impact réel et d’ajuster les actions si nécessaire.
Inutile de préciser que ces décisions ainsi prises, ont été rendues publiques à travers un communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso.
