Burkina Faso : l’ex-ministre Laure Zongo condamnée à 5 ans de prison pour détournement de fonds

Paul Danongbe
2 min
Laure Zongo, ancienne ministre burkinabè de l'Action humanitaire.

La justice burkinabè a rendu son verdict dans une affaire de détournement de fonds impliquant des responsables du ministère de l’Action humanitaire. L’ancienne ministre Laure Zongo a été condamnée, vendredi 27 mars à Ouagadougou, à cinq ans de prison ferme.

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Laure Zongo : l’ex-ministre condamnée dans l’affaire de fonds destinées aux déplacés par le terrorisme

L’ancienne ministre burkinabè de l’Action humanitaire Laure Zongo et son responsable des finances, tous deux jugés coupables de s’être accaparés plus de 3 milliards de francs CFA, soit 4,6 millions d’euros. Ces fonds sont destinés aux populations contraintes de quitter leurs localités respectives en raison du terrorisme grandissant dans le pays.

Dans ce dossier, Camille Yé Yaké, gestionnaire des finances du ministère, écope de la peine la plus lourde : 11 ans de prison ferme, assortis d’une importante amende. Laure Zongo quant à elle prend cinq ans de prison ferme.

Selon plusieurs médias burkinabè, le procès impliquait également plusieurs autres agents du ministère. Parmi eux, un prévenu a été condamné à cinq ans de prison ferme, un autre à une peine avec sursis, tandis que quatre accusés ont été relaxés.

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Sous le régime désormais dirigé par Ibrahim Traoré, la présente affaire constitue le deuxième volet du dossier dit « Amidou Tiegnan », du nom d’un fonctionnaire déjà condamné fin 2024 pour des faits similaires. Lors de son procès, ce dernier avait mis en cause plusieurs de ses collègues, aujourd’hui jugés à leur tour.

Selon les éléments présentés par le parquet, les accusés auraient mis en place divers mécanismes frauduleux pour capter les fonds publics. Parmi les pratiques relevées figurent des surfacturations, des contrats fictifs ainsi que des falsifications de signatures.

Ces détournements concernent des ressources destinées à la prise en charge de plus de deux millions de déplacés internes, victimes de la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso.

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