Le gouvernement burkinabè a annoncé, dans un communiqué en date du 28 mars 2025, l’interdiction immédiate de l’exportation de la noix brute de cajou. Cette mesure vise à favoriser l’approvisionnement des unités industrielles locales et à renforcer la transformation nationale du produit.
Désireuses de soutenir la transformation locale et de garantir la disponibilité de la matière première aux industries burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré et son gouvernement ont pris une décision ferme. « L’exportation de la noix brute de cajou est suspendue sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre, et ce, pour compter de la date de signature du présent communiqué », annonce le gouvernement à travers un communiqué en date du 28 mars 2025.
Par conséquent, la délivrance des Autorisations Spéciales d’Exportation (ASE) est immédiatement suspendue. Cependant, une disposition transitoire est accordée aux opérateurs économiques qui disposent d’autorisations en cours de validité. « Les opérateurs ayant des ASE en cours de validité et ayant entamé déjà des formalités douanières à l’exportation disposent d’un délai de sept (07) jours à compter de la signature du présent communiqué pour achever les procédures », indique le texte officiel.
Les sanctions en cas de non-respects de la mesure
Cependant, en cas de non-respect de cette interdiction, les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. Le gouvernement insiste sur la nécessité du respect strict de cette directive et sollicite la collaboration de tous les acteurs de la filière. « Le gouvernement sait compter sur la collaboration et la compréhension de l’ensemble des acteurs de la filière cajou et tous les services techniques de l’État pour la bonne exécution des termes du présent communiqué », souligne le document.
Pour veiller à l’application effective de cette décision, les autorités invitent la population à signaler tout cas de non-respect aux numéros verts mis à disposition : « 80 00 11 84/85/86 ». Cette interdiction marque une nouvelle orientation stratégique pour l’économie burkinabè, visant à renforcer la transformation locale et à maximiser les retombées économiques de la filière cajou.