Au Burkina Faso, des éléments nouveaux ont été communiqués dans l’affaire assassinat de l’ancienne ministre Viviane Yolande Compaoré. Selon les autorités judiciaires, il s’agirait d’un règlement de comptes impliquant un jeune de 26 ans, proche de la victime.
Assassinat de Viviane Compaoré : Un suspect interpellé et passé aux aveux
Lors d’une conférence de presse tenue lundi 19 janvier 2026, à Ouagadougou, le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II a annoncé que le présumé coupable a été arrêté.
Selon Lafama Prosper Thiombiano, c’est un proche parent de la victime Viviane Yolande Compaoré qui est passé aux aveux. Il a indiqué que l’assassinat de l’ancienne ministre burkinabè est survenu le 10 janvier dernier au quartier Karpala.
Dans le cadre de l’enquête de flagrant délit ouverte dans cette affaire, le présumé auteur, Wendpanga Yanick Bougouma, 26 ans, employé de commerce sans domicile fixe, a été interpellé le 13 janvier 2026 à la gare de transport STAF de Gounghin.
Au moment de son arrestation, le suspect se trouvait dans un état de stupeur lié à la consommation de drogues et a été placé en observation pendant 72 heures avant son audition. Selon le parquet, il est passé aux aveux après avoir nié dans un premier temps les faits qui lui sont reprochés.
Selon le récit présenté par le procureur, l’individu se serait introduit de nuit au domicile de la victime en escaladant le mur d’enceinte. Il aurait surpris l’ancienne ministre dans sa chambre, l’aurait d’abord étranglée avant de l’égorger à l’aide d’un couteau pour s’assurer de son décès.
Le présumé tueur de l’ex-ministre serait un proche
Le mobile avancé par le mis en cause mêle ressentiment professionnel et liens familiaux. Il accuse la défunte d’être à l’origine de son licenciement de la société STAF et de l’avoir soumis à des humiliations répétées. D’après le procureur Thiombiano, il a par ailleurs reconnu un lien de parenté avec la victime, sa grand-mère paternelle étant la sœur utérine de celle-ci.
