La participation du pasteur ivoirien Camille Makosso aux Vodun Days au Bénin suscite une vive controverse au sein des milieux évangéliques en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 22 janvier 2026, l’Observatoire national des Églises évangéliques de Côte d’Ivoire annonce son inscription sur la liste des excommuniés.
Côte d’Ivoire : Camille Makosso inscrit sur la liste des excommuniés
Dans un communiqué publié sur la page Facebook du Révérend Isidore Blé Gauze, l’Observatoire national des Églises protestantes et évangéliques de Côte d’Ivoire indique que la décision a été prise « après consultation de plusieurs fédérations et sur décision unanime du Conseil des Docteurs de l’Église ».
L’instance affirme que Camille Makosso, qui se présente comme « pasteur, porte-parole national de toutes les Églises protestantes et évangéliques de Côte d’Ivoire, et président des pasteurs de Côte d’Ivoire », est désormais inscrit sur la liste des excommuniés de l’Observatoire.
Sa participation au Vodun Days au Bénin en cause !
Le cause du reproche formulé contre le pasteur ivoirien réside dans sa participation aux Vodun Days, à Ouidah du 8 au janvier 2026 au Bénin. Le communiqué rappelle que le Vodun « désigne l’ensemble des dieux ou des forces invisibles, dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance par des initiations, procédures et rituels ».
Selon l’Observatoire, Camille Makosso ne pouvait ignorer « les réalités mystiques du Vodun : spiritisme, occultisme, magie, sorcellerie ». Sa présence au festival, en qualité de pasteur, est donc considérée comme une transgression majeure.
Plus loin, le communiqué pointe sa posture médiatique après l’événement. Il fait ainsi allusion à « des interviews et publi-reportages dans plusieurs médias du Bénin » ainsi qu’à son intention de « faire venir au prochain Vodun Days des pasteurs et plusieurs fidèles chrétiens sous l’égide d’une fête culturelle ».
« Du point de vue théologique », la participation du pasteur à cette célébration est qualifiée de « faute grave, nuisant à la sainteté de l’Église, à la pureté de l’Évangile et à son témoignage », avec le risque de « propagation du péché ou du désordre au sein de l’Église ».
Toutefois, l’Observatoire précise que cette annonce constitue une première étape. Elle ouvre la voie à une éventuelle réconciliation, à condition que l’intéressé reconnaisse ses torts. « Cette première annonce donne à Makosso la possibilité de la reconnaissance de l’erreur, pour une repentance sincère et demander pardon à l’Église et aux confessions chrétiennes ».
À défaut, avertit le communiqué, « l’excommunication de Camille Makosso sera prononcée et prendra officiellement effet ».
