Cantines scolaires : l’OMS veut des repas plus sains dans les écoles

Narcisse Aberekere
3 min
Cantines scolaires au Bénin

L’Organisation mondiale de la santé alerte sur ce que mangent les enfants à l’école. Face à la faim persistante et à l’obésité qui progresse, elle appelle les États à faire de l’alimentation scolaire une vraie priorité.

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Alimentation scolaire : L’Oms veut remettre l’école au cœur de la lutte contre la malnutrition

L’Oms appelle à faire de l’école un bouclier contre la malnutrition. Dans une nouvelle directive internationale, l’institution invite les gouvernements à revoir en profondeur l’alimentation proposée dans et autour des établissements scolaires.

 Ceci, parce que tout ce qui est mangé à l’école doit aider l’enfant à grandir en bonne santé. Les repas servis à la cantine, les produits vendus dans la cour ou à la sortie, mais aussi les aliments mis en avant auprès des élèves ne devraient plus être laissés au hasard. L’Oms plaide pour une alimentation plus simple, plus saine, plus équilibrée.

En effet, la malnutrition reste une réalité, mais elle a changé de visage. Si certains enfants manquent encore de nourriture, d’autres mangent mal. Trop sucré. Trop gras. Trop salé. En 2025, près de 188 millions d’enfants d’âge scolaire vivaient avec l’obésité dans le monde. Un chiffre désormais supérieur à celui des enfants en insuffisance pondérale.

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 Pour l’Oms, l’école est un point d’ancrage évident. Les enfants y passent une grande partie de leur journée. C’est là qu’ils prennent des habitudes qui les suivent longtemps. Une mauvaise alimentation pèse sur la santé, mais aussi sur l’attention en classe, la concentration et les performances scolaires.

À l’échelle mondiale, environ 466 millions d’enfants bénéficient de repas scolaires. Mais la qualité de ces repas reste très variable. Souvent, elle n’est même pas évaluée. L’Oms recommande donc aux pays de fixer des règles qui encadrent bien cela. Mettre en avant les aliments nutritifs. Réduire la présence des produits trop sucrés, trop salés ou trop gras. Aider les élèves à faire de meilleurs choix, par des gestes simples comme la présentation des fruits et légumes ou des prix plus accessibles.

L’organisation prévient enfin que sans contrôle, ces orientations resteront des intentions. Dans de nombreux pays, des programmes d’alimentation scolaire existent déjà. Mais les règles sur la promotion et la publicité des aliments malsains destinés aux enfants restent faibles. Pour l’Oms, faire de l’école un rempart contre la malnutrition exige des décisions fermes et un suivi réel.

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