Le Bloc Républicain a fait une révolution électorale dans le Couffo. Pour les élections Communales de 2026, le parti dirigé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané s’est emparé de cinq communes, jusque-là contrôlées par l’Union Progressiste le Renouveau.
Communales 2026 : 05 communes du Couffo passent sous le contrôle du Bloc républicain
À l’issue des résultats des élections Communales de 2026, le Bloc Républicain, arrivé deuxième derrière l’Union Progressiste Le Renouveau, a réalisé des percées considérables dans certaines communes des 77 que compte le Bénin.
C’est le cas du département du Couffo, où le parti ne dirigeait aucune commune. Mais les Communales du 11 janvier 2026 ont permis de changer la donne. Selon les résultats proclamés mardi 27 janvier par Sacca Lafia, président de la CENA, le Bloc Républicain a fait un raz-de-marée dans le Couffo.
En effet, sur les six communes du département, une seule a pu échapper au Cheval Cabré. Les communes d’Aplahoué, Dogbo, Klouékanmè, Lalo et Toviklin seront désormais dirigées par le Bloc Républicain. Une razzia électorale pour le BR qui devient la première force politique du Couffo avec cinq des six mairies et en plus de ses quatre députés sur les huit de la 12e circonscription électorale.
Cette victoire de la vague verte acte une reconfiguration politique claire dans le département du Couffo. Longtemps considéré comme un bastion imprenable du « Dadjè National » Bruno Amoussou, ancien-président de l’UPR, ce département du Sud-ouest du Bénin vire désormais dans le giron du BR. Une première historique pour le parti du Cheval Cabré qui continue de s’étendre et de confirmer son ancrage national.
L’UPR en perte de vitesse dans un fief traditionnel
De son côté, l’UPR essuie ainsi une première raclée électorale dans un fief qui compte des ténors tels que Gérard Gbénonchi, Vice-président du parti et député à l’Assemblée nationale, Jérémie Adomahou, membre de la Haute direction politique et député depuis 2015, Richard Allossohoun et Christophe H. Mégbédji, ancien maire de Klouékanmè et Préfet du département du Couffo. Reste à savoir si le parti se remettra aussi vite de cette « gifle électorale » pour insuffler un nouveau souffle à sa base électorale visiblement en colère.
