Le Bénin n’a pas régressé dans le classement de 2025 de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025. Comme en 2024, le Bénin maintient sa note de 45 sur 100, devant la Côte d’Ivoire, première économie de la zone UEMOA et le Nigeria.
Corruption : Le Bénin stagne mais doit mieux faire !
Les reformes engagées par le gouvernement de Patrice Talon pour lutter contre la corruption font écho. Le 10 février, Transparency International a publié son Indice de perception de la corruption (IPC) 2025. En effet, ce classement réputé prend en compte 182 pays et territoires en fonction de leur niveau perçu de corruption dans le secteur public sur une échelle allant de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu).
Et dans ce ranking, le Bénin obtient une note de 45/100, identique à celle de 2024, et occupe le 70e rang mondial, contre 69e l’an précédent (la note importe plus que le classement lui-même). En effet, l’évolution du Bénin ces dix dernières années montre une progression lente mais réelle entre 2016 et 2025 (de 36 à 45 points), suivie de stagnations (41 pts en 2019 et 2020, 43 pts en 2022 et 2023, 45pts en 2024 et 2025).

« L’IPC 2025 montre que le Bénin a réussi à maintenir sa performance dans un contexte mondial difficile. Mais pour poursuivre sa progression et rester parmi les pays africains les mieux notés, un nouvel élan réformateur s’avère indispensable« , recommande Social Watch Bénin.
Cadre sous-régional
Avec cette capacité du Bénin à se maintenir dans la dynamique pour renforcer la lutte contre la corruption, le pays dirigé par Patrice Talon depuis bientôt dix ans reste dans le Top 10 africain des pays perçus comme les moins corrompus.
En Afrique de l’Ouest, le Bénin fait mieux que la Côte d’Ivoire, première économie de la zone UEMOA. Le pays de Ouattara a perdu dix points de 2024 à 2025, obtenant une note de 43/100. Abidjan est classé 76 sur 182 pays.
De son côté, le Nigeria, première économie de la CEDEAO a obtenu une note de 26/100. Le pays se classe 142/182 et fait partie des mauvais élèves en matière de lutte contre la corruption. Sur ces dix dernières années, la meilleure note du Nigeria est de 28/100, obtenue en 2012. Ce qui justifie le niveau élevé du fléau dans le pays le plus peuplé d’Afrique, par ailleurs producteur de pétrole.
L’AES à la traîne dans le classement !
Quant aux pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), c’est le Burkina Faso qui trône en tête. Le pays des Hommes Intègres a obtenu en 2025, une note de 40/100 et est classé 84/182. Le Burkina a reculé d’un point entre 2024 et 2025.
Avec un score de 31/100, le Niger est le deuxième pays de l’AES le mieux classé. Avec un rang de 124/182 pays, le Niger a reculé de trois points par rapport à 2024. En plus de dix ans, la meilleure note du Niger est 35 sur 100 obtenue en 20214.
Pour finir, le Mali fait figure du plus mauvais élève au sein de l’alliance confédérale sahélienne. Toutefois, Bamako améliore sa note par rapport à 2024. Le pays est passé de 27 à 28/100 et classé 136/182 pays.
Au plan mondial, la corruption est en constante évolution à travers le monde, y compris au sein des démocraties bien établies, dans un contexte de déclin du leadership politique, selon l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency International.
