Face à la chute des cours sur le marché mondial, la Côte d’Ivoire revoit à la baisse le prix du cacao payé aux producteurs. Pour la campagne intermédiaire 2025-2026, le kilogramme passe de 2 800 FCFA à 1 200 FCFA.
Cacao : La Côte d’ivoire réduit le prix payé aux producteurs
Le gouvernement ivoirien a décidé de réduire fortement le prix du cacao payé aux producteurs. Pour la campagne intermédiaire 2025-2026, qui démarre en mars avec un mois d’avance, le kilogramme est désormais fixé à 1 200 FCFA, contre 2 800 FCFA lors de la campagne principale d’octobre à février.
L’annonce a été faite mercredi 4 mars 2026 par le ministre de l’Agriculture, Bruno Koné. Selon lui, cette décision est liée à l’évolution défavorable des cours du cacao sur le marché mondial. « Cette décision n’a pas du tout été prise de gaieté de cœur », a-t-il déclaré.
Depuis plusieurs mois, le marché international du cacao connaît de fortes fluctuations. Après avoir atteint un niveau record en décembre 2024 à New York, avec plus de 12 900 dollars la tonne, les contrats ont chuté pour atteindre environ 2 952 dollars la tonne le 24 février, leur plus bas niveau depuis plus de deux ans.
Cette situation a pesé sur la filière. Les négociants internationaux ont ralenti leurs achats, ce qui a entraîné un stock d’environ 100 000 tonnes de fèves issues de la récolte principale dans les zones de production.
Pour soulager les producteurs, le gouvernement ivoirien a lancé une opération de rachat de ces stocks au prix garanti de la campagne principale. Une enveloppe de 280 milliards de FCFA a été mobilisée pour cette opération. Selon les données de l’Organisation interprofessionnelle agricole du cacao, environ 23 000 tonnes ont déjà été acquises.
Faut-il le souligner, avec la nouvelle grille tarifaire, les autorités ivoiriennes espèrent aussi relancer les achats des négociants et stabiliser le marché. Les premières données indiquent une reprise des arrivages dans les ports d’exportation. Pour la semaine close le 1er mars, environ 28 000 tonnes de fèves ont été enregistrées, dont près de 15 000 tonnes à Abidjan et 13 000 tonnes à San Pedro. Un niveau supérieur à celui observé à la même période l’an dernier.
