CRIET : le délégué du contrôle financier de la présidence se défend face aux accusations de corruption

Touré Soulémane
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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), à Cotonou, au Bénin. © YANICK FOLLY / AFP

Poursuivi pour des faits présumés de malversations dans des marchés publics, le délégué du contrôle financier de la Présidence de la république s’est expliqué devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) lundi 31 mars 2025. Lors de cette audience, il a rejeté les accusations portées contre lui, tout en mettant en cause la gestion des marchés par la Garde républicaine.

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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, CRIET s’est penchée lundi sur le dossier relatif faits présumés de malversations dans des marchés publics impliquant le délégué du contrôle financier de la Présidence de la république.

En effet, selon les informations rapportées par 24 heures au Bénin, le fonctionnaire est soupçonné d’avoir retardé la validation de six dossiers d’attribution de marchés publics destinés à la Garde républicaine, exigeant en contrepartie des rétrocommissions de 20 % aux prestataires.

Ainsi, un capitaine de la Garde nationale a affirmé à la barre que l’accusé aurait longtemps rassuré le commandant de l’unité avant d’admettre que les dossiers étaient bloqués. “Il brandissait la menace de priver la Garde républicaine de ressources si des dessous de table ne lui étaient pas trouvés”, a-t-il déclaré.

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Le Délégué de la présidence dénonce un acharnement

Face à ces accusations, le délégué du contrôle financier a dénoncé un acharnement. Il reproche aux responsables de la Garde républicaine d’avoir transmis leurs besoins avec cinq mois de retard en 2024, ce qui aurait compliqué le processus. Il a également mis en avant le faible taux de décaissement des ressources allouées aux Forces armées béninoises, affirmant que seuls 145 millions de FCFA avaient été décaissés sur plusieurs centaines de milliards prévus.

Cependant, ses explications ont été mises à mal par certaines déclarations contradictoires. Malgré ses dénégations, des éléments du dossier semblent attester qu’il aurait bien exigé des commissions indues. De plus, son jeune frère, également poursuivi, a reconnu avoir facilité un marché de fourniture de matériel hospitalier au CHD de Lokossa après avoir versé 300 000 FCFA, avant d’être contraint à une rétrocommission de 10 % sur un marché évalué à 69 millions FCFA.

Face à ces éléments, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 14 avril prochain. L’audience s’annonce décisive pour le délégué du contrôle financier et son frère, qui devront répondre de ces accusations.

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