CRIET : un haut cadre de la présidence poursuivi pour abus de fonction et blanchiment de capitaux

Casimir Vodjo
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Justice

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a examiné, lundi 31 mars 2025, une affaire impliquant le délégué du contrôle financier de la présidence de la République et deux co-accusés. Les mis en cause sont poursuivis pour abus de fonction et blanchiment de capitaux, des faits qu’ils contestent fermement. L’affaire a été renvoyée au 28 avril prochain.

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Le délégué du contrôle financier de la présidence de la République a comparu lundi, devant la CRIET, pour répondre à des accusations d’abus de fonction et de blanchiment de capitaux. Selon l’accusation, il aurait exigé des pots-de-vin de 20 % sur des marchés passés avec des fournisseurs.

La Garde républicaine, qui est la partie plaignante dans ce dossier, affirme que le haut fonctionnaire se serait servi de la fin annoncée du second mandat du président pour maximiser ses gains illicites, rapporte Bip Radio, précisant que des messages compromettants auraient été retrouvés dans son téléphone portable.

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Deux autres personnes sont poursuivies dans cette affaire. Son frère, placé en détention provisoire depuis février 2025, est suspecté d’avoir joué le rôle d’intermédiaire entre lui et les fournisseurs. Une troisième personne est également poursuivie, mais sans mandat de dépôt.

L’accusé clame son innocence

Face aux juges, le délégué du contrôle financier a rejeté en bloc toutes les accusations. Il assure n’avoir jamais réclamé de pots-de-vin et considère que le dossier repose sur des montages. « Ce n’est pas moi la PRMP (Personne Responsable des Marchés Publics). Je ne suis pas en contact avec les prestataires », a-t-il déclaré à la barre, selon la même source.

Quant aux messages retrouvés dans son téléphone et dans lesquels il évoquerait une demande de 20 %, l’accusé les qualifie de « blagues » échangées avec une connaissance et affirme qu’ils ne concernaient aucun contrat officiel.

De leur côté, les représentants de la Garde républicaine ont maintenu leurs accusations. Ils soutiennent que le délégué du contrôle financier bloquait délibérément les procédures d’approvisionnement. L’audience s’est achevée sur une décision de renvoi. Le tribunal a fixé la prochaine audience au 28 avril 2025 pour la suite des débats. D’ici là, les prévenus restent sous mandat de dépôt, tandis que la défense espère obtenir un non-lieu face à ce qu’elle qualifie d’accusations infondées.

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