Décès d’une femme enceinte au CHUD de l’Ouémé : le gouvernement se saisit du dossier et ordonne une enquête rigoureuse

Narcisse Aberekere
5 min

Le décès d’une femme enceinte survenu au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé, en décembre 2025, fait l’objet d’une attention particulière des autorités. Après la diffusion d’un témoignage sur les réseaux sociaux, le gouvernement s’est exprimé. L’Ordre national des médecins du Bénin a, de son côté, appelé au respect des procédures judiciaires. Les faits restent en cours d’examen.

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Décès d’une femme enceinte au CHUD de l’Ouémé : des enquêtes ouvertes

Le gouvernement béninois a réagi au décès d’une femme enceinte survenu au CHUD de l’Ouémé. Mercredi 28 janvier 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a confirmé que l’affaire a été portée à la connaissance des plus hautes autorités. « L’alerte est parvenue en haut », a-t-il indiqué, précisant que le dossier a été examiné en Conseil des ministres.

Selon le gouvernement, cette démarche traduit l’importance accordée à un dossier impliquant un établissement public de santé et la possible responsabilité de personnels soignants. À la suite du signalement, le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin s’est rendu au CHUD de l’Ouémé afin de recueillir des informations sur les circonstances du décès. Une enquête administrative a été ouverte pour analyser la prise en charge médicale de la patiente et le respect des procédures en vigueur.

Par ailleurs, une enquête judiciaire a été engagée par le procureur de la République. Ces deux procédures, administrative et judiciaire, visent à établir les faits et, le cas échéant, à situer les responsabilités. Selon le secrétaire général adjoint et porte parole du gouvernement, « le Chef de l’État a donné des instructions pour que les enquêtes se déroulent de façon rigoureuse, dans le respect des lois et sans complaisance ».

Le rappel à l’ordre de l’Ordre national des médecins

Dans un communiqué rendu public le 27 janvier 2026, l’Ordre national des médecins du Bénin a réagi à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un témoignage relatif au décès d’une patiente, survenu le 18 décembre 2025 au CHUD de l’Ouémé. L’institution indique avoir pris connaissance des faits rapportés, tout en appelant à la prudence. « Nul n’a le droit de se faire justice soi-même », rappelle l’Ordre, soulignant que « les situations de cette nature doivent être portées devant les juridictions compétentes, seules habilitées à établir les responsabilités et à rendre justice dans le respect des procédures en vigueur ».

L’Ordre national des médecins insiste sur la nécessité de préserver le cadre institutionnel et légal dans le traitement de ce dossier. Il rappelle également son attachement au respect de l’éthique médicale et des règles professionnelles, dans l’attente des conclusions des enquêtes en cours.

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Les faits rapportés

Les faits ont été rendus publics le dimanche 25 janvier 2026 par Marius Godonou, à travers une publication sur Facebook. Il y relate le décès de son épouse, survenu le 18 décembre 2025 au CHUD de l’Ouémé. Selon son témoignage, la grossesse, entamée début 2025, était suivie dans cet hôpital, en raison d’une césarienne antérieure.

Il indique que les consultations prénatales, analyses et ordonnances prescrites ont été effectuées. Toujours selon ce récit, la patiente a été admise à l’hôpital le 17 décembre 2025 après l’apparition de contractions. Une césarienne, prévue de longue date, aurait été réalisée le lendemain.

L’enfant est né vivant et a été pris en charge. Après l’intervention chirurgicale, la patiente aurait présenté des complications. Une seconde intervention aurait été pratiquée dans la nuit. Malgré les soins administrés, la patiente est décédée. « Après 04h de saignement, ils se décident enfin à la ramener au bloc pour reprendre l’opération. La première ordonnance pour ça nous est présentée à 21h33. Je file l’honorer. 38400 frc. S’en suit une série d’ordonnances similaires. Toutes ont été honorées. Au passage, 08 poches de sang ont été prescrites et achetées. A 04h 20mn du matin, on la sort enfin du bloc pour la conduire en salle de réanimation. Quelques ordonnances suivent. Elles sont également honorées. On reste sans aucune nouvelle pendant toute la matinée. Normal, elle était déjà décédée, mais on nous le cachait, » a-t-il laissé lire.

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Il convient de souligner que le conjoint affirme avoir été informé du décès plusieurs heures plus tard.

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