Discours sur l’état de l’Union : Trump évoque une menace iranienne contre l’Europe et les États-Unis

Narcisse Aberekere
3 min
Donald Trump, président américain

Devant le Congrès, Donald Trump affirme que l’Iran développe des missiles capables de menacer l’Europe et, à terme, le territoire américain. En face, Téhéran répond par des mises en garde fermes. Malgré des discussions en cours à Genève, la tension reste vive.

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Washington alerte sur la portée croissante des missiles iraniens

Le président américain Donald Trump a mis en garde contre ce qu’il présente comme une menace grandissante. « Ils ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases à l’étranger, et ils travaillent à la construction de missiles qui seront bientôt capables d’atteindre les États-Unis d’Amérique », a-t-il déclaré à propos de l’Iran. C’était le mardi 24 février 2026 lors de son discours sur l’état de l’Union.

En effet, depuis janvier 2026, les relations bilatérales se sont nettement dégradées. Des responsables iraniens affirment être « prêts pour la guerre » après des menaces américaines d’action militaire. Dans la foulée, le président américain annonce qu’« une immense Armada se dirige vers l’Iran ». L’USS Abraham Lincoln rejoint le Golfe persique, accompagné de destroyers lanceurs de missiles.

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Téhéran réagit

Le chef de l’armée, Amir Hatami, évoque une « riposte écrasante » et annonce le déploiement de 1 000 drones supplémentaires. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, assure de son côté que les capacités balistiques iraniennes « ne feront jamais l’objet de négociations ».

Sur le plan technique, les estimations officielles américaines apportent des nuances. En 2025, la Defense Intelligence Agency estimait que l’Iran pourrait développer un missile balistique intercontinental à l’horizon 2035, si une telle décision était prise. À ce stade, l’Iran dispose de missiles à courte et moyenne portée, dont la portée maximale avoisine les 3 000 kilomètres. Les États-Unis se situent à plus de 9 000 kilomètres du territoire iranien.

Donald Trump justifie sa fermeté par la question nucléaire. « Je préférerais résoudre ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au premier État au monde sponsor du terrorisme de posséder une arme nucléaire », a-t-il affirmé. Il ajoute que des discussions sont en cours et que l’Iran « veut conclure un accord », tout en regrettant de ne pas avoir entendu l’engagement clair selon lequel Téhéran n’acquerra « jamais d’arme nucléaire ». Les pourparlers se poursuivent à Genève.

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Faut-il le souligner, les autorités iraniennes disent rechercher une solution diplomatique. Pour l’heure, aucune avancée concrète n’a été annoncée. Partagés sur les démonstrations militaires et négociations, les deux capitales avancent sur une ligne fragile. La moindre étincelle pourrait raviver une crise déjà profonde.

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