Au Togo, les autorités ont rendu publics les résultats des investigations menées ces dernières semaines sur des cas de disparitions jugées préoccupantes, en particulier de jeunes. Ces situations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont conduit le gouvernement à mettre en place une commission spéciale chargée d’éclaircir les faits.
Togo : la commission d’enquête fait le point sur les disparitions signalées
Qu’est-il arrivé aux “nombreux jeunes” dont la disparation a été signalée au Togo ? L’émotion suscitée sur les réseaux sociaux a pris de l’ampleur fin janvier 2026, avec la diffusion de nombreux avis de recherche accompagnés de photos et de détails sur les circonstances des disparitions. En réaction, le pouvoir Gnassingbé a lancé une enquête et ouvert un numéro vert, le 1014, afin de permettre aux populations de signaler toute situation suspecte. Les conclusions ont d’abord été présentées en Conseil des ministres, avant d’être exposées à la presse par plusieurs membres de l’exécutif.
D’après les données communiquées par le gouvernement, 102 cas ont été enregistrés, principalement dans la zone du Grand Lomé. Sur cet ensemble, 86 personnes ont été retrouvées, dont une majorité de mineurs, renseigne l’exécutif togolais dans son compte rendu du Conseil des ministres en date du 11 mars 2026, consulté par Africaho. Les premiers éléments d’analyse indiquent également que nombre de ces disparitions sont liées à des départs volontaires ou à des fugues.
À ce stade, les investigations n’ont pas encore permis de mettre en évidence l’existence d’un réseau criminel organisé spécialisé dans les enlèvements. Toutefois, un cas considéré comme enlèvement présumé reste en cours d’examen approfondi, tandis que seize personnes demeurent introuvables.
Les populations appelées à la vigilance
Face à la situation, plusieurs organisations togolaises de défense des droits humains affirment ne pas avoir été récemment saisies de situations similaires. Dans le même temps, les autorités appellent à une utilisation responsable des réseaux sociaux, afin d’éviter la propagation d’informations non vérifiées.
Plusieurs mesures ont par ailleurs, été annoncées pour mieux encadrer ces situations, notamment la création d’une base nationale des personnes disparues, le renforcement des patrouilles de sécurité, un contrôle accru des flux migratoires et des campagnes de sensibilisation face aux risques liés aux promesses de gains faciles.
Inutile de rappeler que dans le rang des populations, des inquiétudes règnent toujours les cœurs.
