La Sénatrice Chantal Moussokoura Fanny, présidente de l’Association des femmes membres du Parlement de la CEDEAO (ECOFEPA), a présenté un ambitieux programme d’activités pour l’année 2026. C’était jeudi 26 février, au siège du Parlement de la CEDEAO à Abuja.
Nigéria : à la tête de l’ECOFEPA, Chantal Moussokoura Fanny affiche une ambition continentale
L’ECOFEPA est sous de nouveaux auspices. Créée en 2002, l’association dirigée jusqu’en 2025 par la députée Véronica Sesay, députée à l’Assemblée nationale de Sierra Leone, est désormais sous les commandes de l’ivoirienne Chantal Moussokoura Fanny. Femme politique au large ancrage en Côte d’Ivoire, la Sénatrice bien qu’officiant depuis le Nigéria, n’est pas sur un terrain qu’elle ne connaît pas.
En effet, la nouvelle présidente de l’Association des femmes parlementaires de la CEDEAO a déjà assumé des fonctions de Secrétaire générale et de 1ère Vice-présidente de l’Association au sein des mandatures précédentes. Identifiée par ses paires pour son dynamisme, sa vision pour l’émancipation et le leadership de toutes les femmes de l’espace CEDEAO, la Sénatrice ivoirienne a bénéficié d’un soutien naturel de Hadja Mémounatou Ibrahima, membre de l’ECOFEPA et présidente du Parlement de la CEDEAO, Fanta Conté, députée à l’Assemblée nationale de la Guinée Conakry, Adjaratou Traoré, députée au parlement ivoirien, Cécile Ahoumènou, députée au parlement béninois et des autres femmes membres du Parlement de la CEDEAO.
Le leadership féminin ne s’affirme pas par le bruit. Il s’affirme par la cohérence, la constance et la solidité institutionnelle.
Sénatrice Chantal Moussokoura Fanny
Elue en succession à Véronica Sesay de la Sierra Leone, c’est un programme d’activités adopté à l’unanimité par ses collègues femmes qui va guider son mandat. De la diplomatie parlementaire passant par la formation et le mentorat des femmes aux alliances régionales et internationales, la présidente de l’ECOFEPA n’a pas caché son rêve de porter l’Association au firmament du leadership féminin en Afrique. ‘’Ma démarche consolidera l’inclusion féminine dans les États et les institution et préparera la relève à travers la transmission intergénérationnelle’’, a-t-elle déclaré.
Propulser les femmes dans les instances de décision en Afrique
Pour ce mandat qui démarre ainsi, la présidente d’ECOFEPA veut se servir des erreurs du passé pour gérer le présent et consolider l’avenir. Interrogée par Africaho, elle a indiqué vouloir mettre l’expérience qu’elle a capitalisé sur de nombreuses années au profit des femmes parlementaires et de toutes les femmes de l’espace CEDEAO. “Nous devons travailler pour les femmes et leur donner ce qu’elles méritent”, a-t-elle laissé entendre.
Chantal Moussokoura Fanny a également fait observer l’insuffisance voire l’absence dans les instances de décisions sur le continent. “Très peu de femmes sont au-devant de la scène”, a déploré la Sénatrice ivoirienne qui s’est interrogé si cela était du fait d’une volonté politique. “J’ai été surprise de savoir que nous sommes au Nigeria avec de plus 250 millions d’habitants, avec les pouvoirs que les femmes ont, qu’au Sénat, c’est seulement 4 femmes qui sont élues sur 109 parlementaires. À l’Assemblée, sur 360 députés, il n’y a que 17 femmes, il y a quelque chose qui ne va pas”, a regretté la présidente d’ECOFEPA.C’est pourquoi, elle invite par conséquent, les femmes parlementaires de l’association à œuvrer pour la promotion des femmes de l’espace CEDEAO.
Élue le 6 décembre 2025, Chantal Moussokoura Fanny va diriger l’ECOFEPA pour deux ans en succession à Veronica Sesay.
