Élections communales 2026 : des candidats UP-R et BR introduisent des recours devant la Cour suprême

Pédro Mensanh-Gbewa
3 min
Siège de la Cour Suprême à Porto-Novo @Présidence du Bénin

Quelques jours après les résultats des élections communales du 11 janvier proclamés par la Cena, des recours en annulation sont déposés déjà devant la Cour suprême. Des candidats malheureux qui crient à des irrégularités dans des communes clés comme Akpro-Missérété, Porto-Novo, Zè, Allada et Lokossa.

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Bénin : la Cour suprême saisie après les résultats des communales de 2026

Les contestations, déposées dans les heures suivant la publication officielle des chiffres, concernent la centralisation des résultats. Les plaignants, issus principalement de l’Union progressiste (UP-R) et du Bloc républicain, seuls partis éligibles à la répartition des sièges, accusent des manipulations après le dépouillement.

Selon le quotidien du service public, La Nation, à Akpro-Missérété, par exemple, les procès-verbaux des bureaux de vote créditaient UP-R de cinq sièges contre trois pour le Bloc républicain. Or, la proclamation finale inverse la donne, au grand dam des requérants qui parlent de « falsification flagrante« . À Zè, dans l’arrondissement de Hèkanmè, le dépouillement public penchait pour UP-R, mais les chiffres officiels disent le contraire.

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Des incohérences similaires présumées sont brandies à Porto-Novo, Allada et Lokossa, où les résultats affichés localement divergent des totaux nationaux.

Le rôle de la Cour suprême dans le processus

Lors de la proclamation des résultats des élections communales mardi 27 janvier dernier, le président de la Cena lançait cet appel : « Recourez aux voies juridictionnelles, pas à la rue ».

En effet, l’article 110 de la loi n°2024, modifiant la loi n°2019-43, du code électoral confie à la Cour suprême le monopole du contentieux des élections communales. Elle a six mois pour trancher, avec pouvoir d’annuler une élection, jusqu’à deux reprises maximum, de corriger un PV ou de proclamer le vainqueur légitime, selon l’article 108. Toutefois, l’article 106 stipule que ces recours n’ont aucun effet suspensif. Les maires et conseillers élus s’installent bel et bien, évitant ainsi un vide administratif.

Dans ce qu’on peut appeler duel bipartite entre l’UP-R et le BR, la Cour suprême joue l’ultime. Arbitrage. Une question émerge dans l’opinion publique : ces premiers recours, pourraient-ils conduire à la redistribution des cartes dans ces bastions électoraux suscités ? L’issue des audiences à la Cour suprême les jours à venir apportera la réponse.

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Au-delà des sièges en jeu, c’est la confiance et la crédibilité de la Cena qui est en jeu. Les acteurs politiques, tous bords confondus, affirment miser sur la justice pour éviter tout chaos post-électoral.

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