Le chef de l’armée ougandaise et fils du président fraîchement réélu Yoweri Museveni a déclaré vendredi que 30 partisans de l’opposition avaient été tués et 2 000 arrêtés à la suite du scrutin.
Ouganda : 2 000 partisans de l’opposition arrêtés et 30 personnes tuées après des élections
Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et chef de l’armée ougandaise, a annoncé la mort de 30 membres du parti de l’opposant Bobi Wine, qualifiés de « terroristes », au milieu d’une vague d’arrestations massives. Selon Le Monde, il s’est félicité vendredi 23 janvier 20626 de ces tueries et de 2 000 interpellations de partisans de la Plateforme de l’unité nationale (NUP). D’après Africanews, ce haut gradé avait déjà menacé Bobi Wine de mort, lui donnant 48 heures pour se rendre à la police après le scrutin controversé du 15 janvier.
Bobi Wine, ex-chanteur devenu figure de l’opposition, a fui un raid militaire sur son domicile juste avant l’annonce de la victoire écrasante de Museveni pour un 7e mandat. D’après RFI, l’opposant dénonce des fraudes massives et appelle à une résistance pacifique, malgré les menaces et les poursuites contre ses soutiens. Selon Mediapart, Muhoozi avait auparavant évoqué la mort de 22 « terroristes » NUP et prié pour celle de « Kabobi« , surnom de Bobi Wine.
Le gouvernement justifie ces opérations par des réponses à des attaques, tandis que le NUP parle de répression ciblée, comme dans l’incident de Butambala où dix partisans ont été tués. D’après Anadolu Agency, les tensions s’exacerbent avec l’assignation à résidence de Bobi Wine et les violences post-électorales. Cette déclaration de Muhoozi, relayée sur YouTube, risque d’attiser les troubles dans un pays déjà marqué par la répression de l’opposition.
