Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accepté, dans des propos publiés vendredi, le principe d’un arrêt mutuel des frappes sur les infrastructures énergétiques avec la Russie. Cette décision intervient au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une supposée trêve sur fond de températures glaciales en Ukraine.
L’Ukraine accepte une trêve sur les installations énergétiques à Kiev
Volodymyr Zelensky a déclaré que si la Russie cesse de frapper les installations énergétiques ukrainiennes, Kiev ne ciblera pas celles de Moscou en retour. Cette position répond à l’intervention du président américain Donald Trump, qui a affirmé avoir obtenu de Vladimir Poutine un arrêt des bombardements sur Kiev pendant une semaine, face à une vague de froid extrême.
Les discussions ont eu lieu récemment aux Émirats arabes unis, impliquant Russes, Ukrainiens et Américains, mais sans accord direct bilatéral Russie-Ukraine sur cette trêve.
Donald Trump a personnellement demandé à Poutine de suspendre les frappes jusqu’au 1er février 2026, en raison des températures prévues à -30°C en Ukraine. Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour cette médiation, qualifiant l’initiative d' »opportunité » plutôt que d’accord formel.
Malgré cela, des attaques russes ont persisté dans la nuit du 29 au 30 janvier, avec un missile balistique et 111 drones lancés, dont 80 abattus.
L’Ukraine souffre de graves dommages à son réseau électrique dus aux frappes russes hivernales, causant des coupures massives à Kiev et ailleurs. En réciprocité, Kiev a visé des raffineries et oléoducs russes, provoquant des incendies et pannes locales.
Les négociations butent sur les territoires de l’est ukrainien, comme Donetsk, sans compromis pour l’instant ; les échanges de prisonniers sont aussi suspendus. Le Kremlin suit les développements sans commenter les détails, tandis que Trump évoque des « progrès substantiels« .
