Emmanuel Macron, contrairement à ses habitudes porte depuis la mi-janvier, des lunettes de soleil dans toutes ses apparitions publiques. Une image peu connue en France, et qui suscite interrogations, spéculations. Mais qu’en est-il réellement ?
France : Emmanuel Macron en lunettes, ce que nous en savons !
Depuis la mi-janvier, un détail visuel a attiré l’attention lors des apparitions publiques d’Emmanuel Macron. Le président français porte systématiquement des lunettes de soleil de type aviateur, parfois même en intérieur. Une image peu commune sous la Ve République, qui a rapidement suscité interrogations, spéculations et analyses, bien au-delà de ce qu’aurait laissé présager un simple accessoire.
À l’origine de cette séquence médiatique, un incident médical sans gravité. Le chef de l’État souffre d’une hémorragie sous-conjonctivale à l’œil droit, une affection bénigne, indolore et sans impact sur la vision, appelée à disparaître spontanément sans traitement. Un problème mineur, mais visible, qui aurait pu passer inaperçu s’il n’avait pas concerné le visage du président.
Face aux interrogations, Emmanuel Macron a choisi l’autodérision pour désamorcer les rumeurs, évoquant « l’œil du tigre » lors d’un déplacement à Istres devant les armées. Une manière de détourner l’attention tout en affirmant sa détermination. Le message implicite est clair : l’apparence n’altère en rien l’autorité ni la capacité d’action du chef de l’État.
Le choix de masquer l’œil atteint n’est toutefois pas strictement médical. Selon plusieurs spécialistes, il relève davantage d’une décision liée à l’image. Montrer un œil rouge aurait focalisé l’attention sur la fragilité physique, alors que le rôle présidentiel impose une représentation de solidité et de maîtrise. Les lunettes deviennent ainsi un outil de protection symbolique autant que visuelle.
Mais cette stratégie n’a pas produit l’effet escompté. L’accessoire, censé neutraliser le regard public, est devenu lui-même le centre du débat. Chaque apparition – à l’Élysée, lors de déplacements officiels ou à l’international – a renforcé la curiosité et nourri les interprétations. Une illustration classique des paradoxes de la communication politique : ce que l’on tente de dissimuler peut parfois amplifier l’attention.
