Infractions en ligne au Bénin : ce que révèle le bilan 2025 du CNIN

Narcisse Aberekere
3 min
Cybercriminalité

Le Centre national d’investigations numériques (CNIN) a présenté le bilan de ses activités pour l’année 2025. Les chiffres communiqués font état d’une augmentation du nombre de plaintes et d’interpellations liées aux infractions numériques.

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Lutte contre la cybercriminalité au Bénin : plus de 6 500 plaintes enregistrées en 2025

Le Centre national d’investigations numériques (CNIN), a rendu public le bilan de ses activités au titre de l’année 2025. À l’occasion de cette présentation faite il y a quelques jours, son directeur général, Ouanilo Medegan Fagla, a évoqué un renforcement des actions de lutte contre la cybercriminalité sur l’ensemble du territoire béninois.

 Selon les données communiquées, plus de 6 500 plaintes liées aux infractions numériques ont été enregistrées en 2025, contre environ 4 000 l’année précédente. Cela représente une hausse de plus de 60 pour cent. Pour les responsables du centre, cette progression ne traduit pas nécessairement une augmentation des actes cybercriminels. Elle serait plutôt liée à une plus grande disposition des victimes à signaler les faits.

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En effet, au cours de la même période, environ 1 500 personnes soupçonnées d’activités frauduleuses en ligne ont été interpellées. Le CNIN explique que les réseaux de cybercriminalité fonctionnent souvent de manière collective. Une seule plainte peut ainsi conduire à l’identification de plusieurs acteurs impliqués. Les enquêtes reposent notamment sur une méthode dite en cascade, qui consiste à exploiter les traces numériques pour remonter progressivement jusqu’aux différents maillons des réseaux. Les infractions les plus couramment traitées concernent l’extorsion, les escroqueries sentimentales et les fraudes bancaires.

Selon les données rendues publique, les personnes interpellées sont majoritairement de jeunes hommes, attirés par la perspective de gains rapides. Ce phénomène est souvent associé à la banalisation des arnaques en ligne, désignées sous le terme de « gaymen ».

Faut-il le souligner, le Centre national d’investigations numériques annonce par ailleurs la publication prochaine d’un rapport détaillé. Ce document devrait porter sur les modes opératoires des cybercriminels ainsi que sur le profil des victimes. Il vise à appuyer les actions de sensibilisation et de prévention auprès des populations.

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