En République démocratique du Congo, le docteur David Balanganayi comparaît devant le tribunal de grande instance de Kinkole, dans la périphérie de Kinshasa, après la diffusion d’une vidéo dans laquelle, on le voit tabasser une patiente.
RDC : un médecin jugé après des violences sur une patiente en post-accouchement
Un médecin devant la justice après des violences sur une patiente en salle d’accouchement en RDC. Les images montrent une patiente, en pleine souffrance après un accouchement, subissant une suture sans anesthésie. Malgré ses cris, le praticien, visiblement agacé, lui assène des coups. La scène, largement relayée sur les réseaux sociaux, a provoqué une onde de choc dans l’opinion publique.
Poursuivi pour « tortures », « tentative de meurtre », « atteinte à l’intégrité physique » et « coups et blessures volontaires », David Balanganayi encourt jusqu’à 20 ans de prison. Son procès, ouvert le 27 mars, se poursuit ce lundi 30 mars 2026.
À la barre, le médecin reconnaît des gestes de « faible violence », affirmant avoir agi pour contraindre la patiente à accepter les soins. Sa défense, assurée par Me Joël Cadet, plaide l’acquittement, estimant que l’intervention a permis de sauver la vie de la femme dans un contexte hospitalier difficile. L’avocat évoque également des conditions de travail précaires dans les structures de santé congolaises.
Par ailleurs, le praticien devra s’expliquer sur la diffusion de la vidéo, qu’il affirme avoir enregistrée pour se protéger en cas de complications.
La victime, quant à elle, a été prise en charge dans un établissement privé de Kinshasa avec le soutien de Denise Nyakeru Tshisekedi, épouse du président Félix Tshisekedi.
Sur le plan disciplinaire, le Conseil national de l’ordre des médecins a refusé sa radiation, optant pour une suspension de trois mois en attendant le verdict. Une décision qui alimente le débat sur les violences gynécologiques et les conditions de prise en charge des patientes en République démocratique du Congo.
