Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré revient sur la notion de la démocratie. Pour le dirigeant militaire, les Burkinabè doivent oublier les questions électorales pour se concentrer sur les essentielles de développement.
Au Burkina Faso, Ibrahim Traoré invite à tourner la page des élections
Dans un entretien diffusé par la Radiotélévision du Burkina (RTB, le président de transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré que les Burkinabè devaient « oublier » la démocratie. « Il faut que les gens oublient la question de la démocratie. Il faut dire la vérité, la démocratie, ce n’est pas pour nous », a déclaré le dirigeant burkinabè.
Plus loin, le camarade président dit n’avoir pas encore pour agenda d’organiser des élections. « Nous ne parlons même pas d’élections d’abord, nous avons des défis et il faut les relever. Nous restons sur notre mot d’ordre et nous ne plierons pas, même pas un peu », a-t-il poursuivi. Une sortie qui suscite une vague de réaction au pays des Hommes Intègres.
Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en 2022, le président du Faso avait initialement promis une transition devant conduire à des élections en juillet 2024. Toutefois, ce calendrier a été revu après l’adoption d’une « Charte de la révolution », qui prolonge la transition de cinq ans supplémentaires à partir de cette date.
Par ailleurs, ce texte ouvre également la voie à une candidature du capitaine Traoré aux futures élections présidentielle, législatives et municipales, censées se tenir à l’issue de cette période. Mais en attendant, le gouvernement de la révolution œuvre pour l’amélioration de la situation sécuritaire dans ce pays en proie à la menace sécuritaire.
