Le Togo met en garde contre un affaiblissement des pays de l’Alliance des États du Sahel

Paul Danongbe
3 min
Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo. @Médias étrangers

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a alerté sur les conséquences d’une éventuelle fragilisation de l’Alliance des États du Sahel. Dans une déclaration publiée mercredi, il estime qu’un affaiblissement du bloc sahélien constituerait une menace pour l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.

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« Si l’AES tombe, la région vacille » : le Togo avertit les pays de la CEDEAO

Toute la sous-région ouest africaine pourrait être menacée si les Etats membres de la CEDEAO, en arrivaient à contribuer à la fragilisation du Burkina Faso, le Mali et le Niger. C’est ce que pense le ministre togolais des affaires étrangères qui a préféré sonner l’alerte très tôt, l’ensemble de chaine diplomatique puissent prévenir ce qu’il décrit comme déflagration.

« Si l’AES vacille aujourd’hui, c’est toute la région qui sera menacée », a averti Robert Dussey, qui appelle par conséquent à préserver cet ensemble qu’il considère comme un élément clé de l’équilibre sécuritaire régional. Affichant à tous égards, une posture conciliante vis-à-vis des pays de l’Alliance des États du Sahel depuis leur rupture avec la Communauté des États des l’Afrique de l’Ouest, le Togo prend ainsi un positionnement diplomatique singulier.

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Les efforts du Togo pour maintenir l’équilibre

Alors que Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani poursuivent la structuration de l’AES avec la mise en place d’une force conjointe destinée à renforcer son autonomie sécuritaire, la CEDEAO de son côté continue d’afficher une posture tranchée. Et dans cette guéguerre, le Togo se distingue par une posture d’équilibre. Membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le pays a choisi de maintenir notamment le dialogue avec les autorités sahéliennes, contrairement à d’autres États de la région.

Une position lui confère en effet, un rôle de médiateur dans les discussions en cours, notamment sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers. Si la déclaration de Robert Dussey n’est pas la première, elle s’inscrit bonnement dans une dynamique diplomatique plus large visant à rapprocher les différentes parties.

Plusieurs initiatives sont en cours pour favoriser les échanges entre la Cédéao, l’Union africaine et les pays de l’AES, même si leurs contours restent encore peu détaillés. D’ailleurs, le lundi 10 mars, le président ghanéen John Dramani Mahama en tournée à Niamey après s’être rendu à Ouagadougou a indiqué « le besoin de reconnaissance de l’AES par la Cedeao ». Le dirigeant dit ainsi espérer convaincre les trois pays de revenir au sein de l’organisation ouest-africaine.

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