Au Bénin, les électeurs sont appelés aux urnes le 11 janvier pour les élections communales et législatives. À mesure que l’échéance approche, le Code électoral rappelle que le vote n’est pas un geste libre de toute règle. Il est un droit, certes, mais aussi un acte strictement encadré par la loi.
Double scrutin du 11 janvier : voici les règles du vote à connaitre
Le vote est personnel et sans équivoque. Selon la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral, telle que modifiée, l’article 5 rappelle que « le suffrage est universel, égal et secret ». Concrètement, nul ne peut voter à la place d’un autre. Nul ne peut voter deux fois. Toute tentative en ce sens relève de la fraude, avec les conséquences juridiques que cela implique.
A la veille du scrutin et le jour du vote, l’électeur est aussi tenu à une forme de retenue. Le silence électoral ne concerne pas uniquement les candidats. L’article 52 interdit « la distribution de bulletins, circulaires ou autres documents de propagande le jour du scrutin ». Il prohibe également le port de signes distinctifs des partis politiques dans les bureaux de vote et leurs alentours.
Le centre de vote n’est pas un espace de démonstration politique. Le comportement attendu des électeurs à l’intérieur des bureaux de vote est tout aussi encadré. Les discussions politiques prolongées, les attroupements inutiles et toute forme de pression directe ou indirecte, sur d’autres citoyens sont proscrits. Le vote doit se faire dans le calme, sous l’autorité des agents électoraux.
La loi se montre plus sévère encore sur la question de l’argent. L’article 237 interdit toute forme d’achat de suffrage. Offrir, promettre ou accepter de l’argent ou des avantages en échange d’un vote constitue une infraction électorale.
Faut-il le souligner, selon le code électoral, l’électeur n’est pas que protégé par la loi, il en est aussi comptable. Reste enfin le secret du vote. L’isoloir demeure un espace inviolable. Aucun électeur n’a à justifier son choix, ni avant, ni après le scrutin. Toute atteinte à ce principe est considérée comme une violation grave des règles électorales.
Documents admis pour justifier son identité au moment du vote
1. Carte nationale d’identité en cours de validité ou non:
2. Carte d’identité biométrique;
3. Passeport en cours de validité ou non;
4. Permis de conduire:
5. Carte d’identité professionnelle;
6. Livret de pension civile ou militaire comportant la photographie du titulaire:
7. Certificat du numéro d’identification personnelle/fiD (Carte C’est Moi);
8. Certificat d’identification personnelle en cours de validité ou non;
9. Carte d’étudiant;
10. Carte d’identité scolaire:
11. Carte de la liste électorale permanente informatisée (LEPI).
