« Mon appareil me permet de partager ma vision du monde avec les autres », Amadou Sem Abdel Isaac

Ophélia Dahounto (Stag)
4 min
Amadou Sem Abdel Isaac, photographe béninois

Amadou Sem Abel Isaac, photographe et réalisateur à l’écurie BOSS’ART, incarne une jeunesse béninoise créative qui utilise l’image pour raconter, préserver et réinventer le patrimoine culturel du Bénin. Il confie dans une interview à Africaho, ses ambitions pour la photographie.

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Bénin : à la découverte du photographe Amadou Sem Abel Isaac

L’un des métiers d’avenir en cette ère des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, la photographie capte de plus en plus, l’attention des jeunes au Bénin. Entre talent, passion et rêve, de nombreux photographes brillent sur les évènements qui s’organisent en grand nombre ces derniers années dans le pays. C’est d’ailleurs le cas, d’Amadou Sem Abel Isaac qui, rencontré dans le cadre de la troisième édition des Vodun Days à Ouidah.

Encore en formation pour la photographie, mais pratiquant du métier, la photo est pour lui, une manière de mieux regarder le monde. « On voit tous la même chose, mais on ne regarde pas tous de la même manière », a-t-il confié à Africaho, vendredi 9 janvier dernier au second jour de cette célébration qui valorise les volets cultuel et culturel de la divinité vodun. Selon Amadou Sem Abel Isaac, l’appareil photo qu’il utilise est un outil de partage, capable de transmettre une vision, une émotion et une histoire. Il a connu son amour pour la photographie, alors qu’il était très jeune et qu’il regardait les vieux albums de famille.

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Aujourd’hui, cet amour refait surface, quand Amadou est « au bon endroit, au bon moment, pour capturer cette fraction de seconde où s’aligne à la lumière. »

Comme tout talents, amadou s’inspire de modèles notamment Stéphane Bossa photographe panafricain et photojournaliste béninois de renom, lauréat de plusieurs prix africains. Dans la photographie sportive, c’est Fréjus Fiossi, photojournaliste sportif accrédité FIFA/CAF, qui lui sert de référence, « Il sait quand appuyer son rec pour prendre une vue exceptionnelle » déclare t’il.

Par ailleurs, promoteur d’un média en pleine croissance appelé Aura+Média, Amadou rêve de faire du média « un groupe de presse et de production panafricain capable de produire des contenus qui changent le récit sur notre continent » a-t-il affirmé. Son ambition est de laisser un héritage positif sur la culture et l’économie créative en Afrique. Aussi, faut il rappeler que le plus grand rêve du jeune photographe est d’être nominée aux Oscars de la Photographie Africaines et d’être accréditer par la CAF, UEFA et la NBA.

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Amadou Sem Abdel Isaac et la culture Vodun

Lors du festival culturel majeur du Bénin les Vodun Days le promoteur d’Aura+Média a utilisé son objectif pour immortaliser des moments uniques de rituel et montrer la dimension esthétique du Vodun. Selon le chasseur d’image, travailler sur les vodun days est bien plus qu’un reportage photographique mais « un retour aux sources et un acte d’engagement. »

Par ailleurs, il s’engage à montrer avec sa caméra la beauté et la nature humaine de la culture vodun. C’est à cet effet qu’il dit « En tant que photographe béninois, j’ai le devoir d’utiliser mon objectif pour montrer la dimension esthétique, spirituelle et profondément humaine de ce patrimoine. Je veux montrer la beauté des rituels, la dignité des dignitaires ».

Dès lors, faut-il comprendre que la photographie n’est pas seulement avoir des images, mais c’est raconter une histoire, c’est révéler une autre manière de voir les choses.

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