Le Parlement européen a adopté une résolution demandant la libération immédiate de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum et de son épouse, détenus depuis le coup d’État militaire de juillet 2023.
Au Niger, le parlement exige la libération de Mohamed Bazoum
Le Parlement européen a adopté jeudi 12 mars, une résolution appelant à la libération « immédiate et sans conditions » de l’ancien président du Niger, Mohamed Bazoum, ainsi que de son épouse. Réunis en séance plénière à Strasbourg, les eurodéputés ont voté le texte à une très large majorité de 524 voix pour, deux contre et 29 abstentions.
Dans cette résolution, les parlementaires condamnent fermement ce qu’ils qualifient de « détention arbitraire » du couple Bazoum. L’ancien chef de l’État a été renversé lors du Coup d’État nigérien de 2023 le 26 juillet 2023 et est depuis retenu, avec son épouse, dans la résidence présidentielle à Niamey.
Le texte souligne que l’ancien président et son épouse n’ont toujours pas accès à un avocat ni à des visites familiales. Les eurodéputés dénoncent ainsi une situation jugée contraire aux principes fondamentaux des droits humains.
Le Parlement européen appelle également les États membres de l’Union européenne, l’Union africaine et l’ensemble de la communauté internationale à intensifier les efforts diplomatiques afin d’obtenir sa libération. Le mandat présidentiel de Mohamed Bazoum doit officiellement prendre fin le 2 avril prochain.
Appel au rétablissement des institutions constitutionnelles au Niger
Dans la même résolution, les eurodéputés exhortent les autorités de transition à Niamey à accélérer le processus de retour à l’ordre constitutionnel, notamment par la restauration des partis politiques dissous et l’organisation d’élections libres et transparentes.
Ce n’est pas la première fois que l’institution européenne se prononce sur cette situation. Quelques mois après le coup d’État, en novembre 2023, elle avait déjà adopté une résolution demandant la libération du président déchu. Des demandes restées lettre morte auprès du régime militaire du général Abdourahamane Tiani.
