Niger : l’État islamique revendique l’attaque de l’aéroport international de Niamey

Pédro Mensanh-Gbewa
2 min
Image satellite de l’aéroport de Niamey après l’attaque du jeudi 29 janvier 2026 @AFP

Le groupe jihadiste État islamique a revendiqué, vendredi 30 janvier, l’attaque menée contre l’aéroport international Diori Amani de Niamey au Niger, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi. L’information a été rapportée par le site américain Site Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des organisations extrémistes.

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Niger : l’attaque de l’aéroport de Niamey revendiquée par le groupe État islamique

Dans un message relayé par Amaq, l’organe de propagande de l’État islamique, le groupe affirme être à l’origine de l’opération et évoque des « dégâts significatifs » causés lors de l’attaque.

Selon les autorités militaires nigériennes, cette offensive a visé une base militaire installée au sein de l’aéroport, situé à une dizaine de kilomètres du palais présidentiel. Le bilan communiqué fait état de 20 assaillants tués, quatre militaires nigériens blessés et onze suspects interpellés à l’issue de combats qui ont duré près d’une heure.

Des images satellites consultées par l’Agence France-Presse montrent plusieurs zones partiellement calcinées à proximité de la piste, ainsi que des bâtiments dont les toitures ont été endommagées, suggérant l’usage de moyens lourds au cours de l’assaut.

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Le Général Abdourahamane Tiani accuse la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin

La junte militaire au pouvoir à Niamey a indiqué avoir bénéficié de l’appui de « partenaires russes » pour repousser l’attaque. Général Abdourahamane Tiani a par ailleurs accusé jeudi soir les présidents français Emmanuel Macron, béninois Patrice Talon et ivoirien Alassane Ouattara d’être des « sponsors » des assaillants. Des accusations que Cotonou a qualifiées de « fallacieuses » vendredi.

Le Niger est confronté depuis plus d’une décennie à des violences jihadistes menées notamment par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, et par l’État islamique au Sahel. Toutefois, les attaques visant directement la capitale restent rares, ce qui confère à cet événement une portée particulière.

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