Nigeria : les 130 écoliers enlevés en novembre dans une école catholique libérés

Paul Danongbe
3 min

Les autorités nigérianes ont annoncé, dimanche 21 décembre, la libération des 130 derniers élèves enlevés le 21 novembre dernier dans une école catholique de l’État du Niger, au centre-nord du Nigeria. Avec cette annonce, il n’y a désormais plus aucun élève en captivité parmi ceux kidnappés lors de cette attaque.

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Nigéria : libération des 130 écoliers enlevés dans une église catholique

Bonne nouvelle pour les parents et proches des 130 élèves enlevés le 21 novembre dernier dans une école catholique. Ils ont été libérés dimanche, apprend Africaho. L’information a été confirmée par le porte-parole de la présidence nigériane, Sunday Dare, à travers un message publié sur les réseaux sociaux. Il a précisé qu’après une première libération intervenue début décembre, l’ensemble des élèves enlevés dans l’internat de l’école St. Mary, située dans le village reculé de Papiri, avaient désormais retrouvé la liberté. Une photographie jointe à sa communication montre des enfants souriants à l’arrière d’un minibus.

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Selon une source onusienne citée par l’AFP, les élèves libérés doivent être transférés lundi à Minna, capitale de l’État du Niger, où ils seront pris en charge par les autorités locales et sanitaires.

L’attaque du 21 novembre avait suscité une vive émotion dans le pays. D’après l’Association chrétienne du Nigeria, 315 élèves et membres du personnel avaient été enlevés lors de l’incursion d’hommes armés dans l’établissement. Une cinquantaine de personnes avaient toutefois réussi à s’échapper peu après l’attaque.

Une libération rendue possible grâce à une forte pression militaire

Après une première vague de libérations annoncée le 7 décembre, les chiffres sur le nombre exact de personnes encore retenues avaient varié selon les sources. Le diocèse dont dépend l’école évoquait alors 165 personnes toujours portées disparues, tandis que le président nigérian, Bola Tinubu, faisait état de 115 otages. Une source onusienne a finalement indiqué que l’ensemble des personnes enlevées semblait avoir été relâché, certaines ayant en réalité réussi à fuir dès les premières heures de l’attaque.

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Les autorités n’ont pas communiqué sur l’identité des ravisseurs ni sur les conditions exactes ayant conduit à la libération des élèves. Selon le média nigérian Arise News, citant une source sécuritaire, cette issue serait le résultat d’une pression militaire continue et d’efforts coordonnés des forces de sécurité. Cette version est toutefois contestée par certains analystes interrogés par l’AFP, qui évoquent la possibilité du paiement d’une rançon, une pratique pourtant interdite par la loi nigériane.

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