Pillé durant la période coloniale et conservé en France depuis plus d’un siècle, le tambour parleur atchan Djidji Ayokwè est officiellement revenu en Côte d’Ivoire ce 13 mars 2026.
Le tambour parleur sacré du peuple atchan, le Djidji Ayokwè, est officiellement revenu en Côte d’Ivoire, plus de cent ans après son départ forcé vers la France durant la colonisation. L’objet culturel a été accueilli vendredi 13 mars 2026 à l’esplanade du salon d’honneur de l’Aéroport international Félix Houphouët-Boigny à Abidjan.
La cérémonie d’accueil s’est déroulée en présence de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean‑Christophe Belliard, ainsi que de chefs de villages atchan et d’acteurs du monde culturel.
Selon la ministre, cette restitution constitue « un jour historique » pour la Côte d’Ivoire. Elle a salué l’engagement du président Alassane Ouattara et la coopération diplomatique avec son homologue français Emmanuel Macron, qui ont permis l’aboutissement de ce processus.
« Grâce à une volonté politique forte et une diplomatie active, le Tambour Parleur « Djidji Ayôkwé » est enfin de retour sur sa terre, après plus d’un siècle d’absence« , a de son côté réagi le président Ouattara sur X, accompagné d’une image de l’objet culturel.
Le tambour, rapatrié depuis le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac à Paris, sera d’abord placé dans un espace sécurisé pour une phase d’acclimatation, conformément au protocole établi avec le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire. Il y sera ensuite présenté au public avant son installation définitive.
Mesurant 3,2 mètres et pesant plus de 400 kilogrammes, le Djidji Ayokwè servait autrefois à transmettre des messages entre villages et symbolisait l’autorité et la cohésion sociale chez les Atchan. Il devient ainsi la première œuvre restituée parmi les 148 objets culturels ivoiriens pillés par le colon durant la période coloniale.
