Après la réélection de Yoweri Museveni président de l’Ouganda pour un 7e mandat, une centaine de partisans de la Plateforme d’unité nationale (NUP), principal parti d’opposition, ont été arrêtés à Kampala lundi 19 janvier 2026. Selon la justice ougandaise et un responsable de l’opposition, ils sont accusées de trouble à l’ordre public, d’incitation à la violence et d’entrave à l’action de la police lors des récentes élections générales.
Ouganda : des membres du parti NUP ont été inculpés de diverses infractions
À la tête de l’Ouganda depuis 40 ans, Yoweri Museveni, 81 ans, a été déclaré vainqueur du scrutin du 15 janvier dernier avec 71,6 % des voix. Son principal challenger, Bobi Wine de son vrai nom Kyagulanyi Ssentam, a lui obtenu 24 % des suffrages.
Pour rappel, son parti, UNP, et lui et ont rejeté les résultats et dénoncé des irrégularités généralisées. Depuis lors, l’opposant et candidat malheureux de la présidentielle est introuvable après qu’il a déclaré, dans une vidéo diffusée lundi soir sur NTV Uganda, avoir échappé à une descente de l’armée à son domicile.
Les quelques 118 membres du NUP arrêtés ont été conduits lundi devant différents tribunaux de la capitale Kampala. Selon des sources judiciaires et Kato Tumusiime, avocat du parti, ils ont été inculpés pour des infractions telles que rassemblement illégal, complot et possession illégale de matériel électoral. Des accusations rejetées par David Rubongoya, secrétaire général du NUP.
Lundi soir sur la chaîne NTV Uganda, il déclare que « la plupart d’entre eux étaient des agents électoraux, ils avaient même des lettres confirmant qu’ils étaient des agents électoraux du NUP, ils ont été pris pour cible et arrêtés violemment ».
En effet, samedi juste après que commission électorale a annoncé la victoire sans surprise de Yoweri Museveni des manifestations violentes ont éclaté dans la capitale ougandaise. Mais elles ont été très vite réprimées par la police à l’aide de gaz lacrymogènes et de détentions.
Avant le scrutin, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a accusé l’armée et la police ougandaises d’avoir utilisé des munitions réelles pour disperser des rassemblements pacifiques, de procéder à des détentions arbitraires et d’enlever des partisans de l’opposition.
